9 octobre
30 ans après ton dernier cancer joué à guichet fermé
tu n’es pas mort
tu quichottes encore
et je me souviens …
… trop mal pour pleurer
toi qui es là pour mes trop-plein de vides
tu m’emportes et je te porte toujours en moi
tu rues tu ris tu râles tu cries
tu jappes tu miaules tu rugis
tu brelgiques à tout-va, à tout vent
sans concession
tu es toujours prêt à tendre la main ou le poing
parfois lâche, souvent héros
ta vie est un spectacle permanent
une vie … non, des vies qui se croisent
se décroisent
tu sémaphores
tu funambules
tu vibres de toutes tes fibres
ton ailleurs se trouve toujours devant toi, tout
près
de découverte en découverte
d’aventure en aventure
petit à petit, je te découvre
une facette, puis une autre
et tes mots qui se greffent
le regret de ne t’avoir pas vu sur scène, en
vrai
… avec toi j’aurais voulu apprendre
mais je n’aurai pas le temps
et puis tu marquises dans ta dernière concession
30 ans après
tu n’es pas mort
Bernard Pichardie
P.S.
et à la télé demain ?
à part Mon oncle Benjamin l'après-midi ...
rien d'autre ...
peut-être parce que ...
... 30
ans après
tu n'es pas mort







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