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série
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lettre(S) III
ÉCRIRE
Tu prends une mine.
Tu prends une mine, pas forcément explosive.
Ou un crayon à papier.
Un stylo.
Une plume ( ça fait très désuet mais poète en diable ! … ).
Un feutre ( alors là, chapeau ! … ).
Un marqueur ( pour les mal voyants ).
Et tu te lances en jetant l’encre comme une bouteille à la mer.
« On a tous une madeleine
À mettre dans son sac
Qu’elle soit de Marcel
Ou du grand Jacques »
Peu importe la couleur, il en faut pour tous les goûts.
Le rouge est agressif mais permet le sang à l’heure.
Le noir est passe-partout et bien pratique, les photocopies sont plus lisibles.
Le bleu est plus personnel, affirme le caractère, les caractères, il permet l’empreinte d’une certaine douceur mêlée à de la chaleur.
Le vert de l’espérance qui permet d’affirmer qu’on écrit en ver(t)s…
Le violet pour les retrouvailles avec son enfance.
Le gris un peu fade ou morbide selon les circonstances.
Et puis, il y a l’originalité… L’orange, le jaune pour mettre un peu de soleil.
Et le fluo…
Quelle palette pour des écrits pas laids.
« Des écrits qui crissent
Des écrits qui cassent
Des écrits qui raquent
Des écrits qui croquent
Des écrits qui traquent
Des écrits qui plissent
Des écrits qui passent
Des écrits qui poussent
Des écrits qui pissent »
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Oui
Oui
Il y a le fax
Le téléphone
Le Minitel
Le Net
Mais
Il y a aussi
La douceur et la force
Des mots d’amour et d’amitié
Écrits sur le papier et postés
Ces lettres laissent les plus belles traces
Au fond de nos cœurs
Au creux de nos vies
« Des écrits qui collent
Des écrits qui calent
Des écrits qui coulent
Des écrits qui pilent
Des écrits qui volent
Des écrits qui vrillent
Des écrits qui courent
Des écrits qui brillent
Des écrits qui baillent
Des écrits qui braillent
Des écrits qui piaillent »
Des morceaux de vie à la périphérie.
Avec, au centre, le chœur pour un refrain qui se met à leitmotiver sans répit.
Des frissons à foison qui crépitent pour des vies décrépites près d’un murmure de lamentations.
Des histoires sans histoire qui passent en étrangères, sur un souffle aérien, presque invisible.
Des douceurs en goguette dans ces instants frivoles pour enrubanner quelques émois …
… … … … … …
( extrait de « lettre(S) », chapitre 9 )
Bernard Pichardie
à suivre ...
Toujours excelent dans tes prestations Bernard !
impect.

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