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lettre(S)
IV
LETTRE DE RUPTURE
« Je me souviens d’un soir
D’un quelconque printemps
De cet air dérisoire
Qui volait tendrement
Au dessus de mon île
Une musique éphémère
Quelques notes futiles
Dans un coin de lumière »
Mais l’oubli
Mais l’oubli
A cassé mon repos
Mon ancien amour,
Je t’envoie ce pli
Car je plie…
Mais ne romps point ( virgule ),
Et pourtant…
Je veux rompre
Car je suis rompu.
« Quelques mots écoulés
Un jour de lassitude
Qui s’étaient échoués
Sur des cordes si rudes
Ont perdu la musique
Au milieu du désert
Bien trop anesthésique
Laissant un goût amer »
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Extraits de la lettre de M.-V. H. du jeudi 3 février 2000
… J’ai vu A. et lui ai dit tout ce qui s’est passé entre toi et moi…
… Je ne connais pas demain, j’essaie encore de partager un bout de chemin avec A. et puis il faudra prendre une décision…
… Peut-être faut-il mieux que tu m’oublies pour te préserver…
Et l’oubli
Et l’oubli
A posé son fardeau
« Ma mémoire s’est noyée
Dans un peu de cafard
Dans un verre de regret
Tout au fond du placard
Pour mes mots orphelins
Ma chanson éclatée
Le long de ce chemin
Des accords oubliés »
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Pauvre con,
C’est décidé, c’est la rupture…
Annie Vrisme
… … … … … …
( extrait de « lettre( S ) », chapitre 2 )
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LETTRE D’INJURE
Espèce de gros connard,
Je suis venu te dire que je m’en vais.
Je suis venu te dire que je m’en veux.
Oui, je m’en veux de te reconnaître chaque fois que je croise ton regard dans le couloir ou dans la salle de bain.
Aujourd’hui peut-être, ou alors de bain.
Tu me fais peur.
Tu me fais mal.
Et quand je consulte mon miroir, tu me glaces.
Tu me jettes le froid, tu me jettes l’effroi.
J’en ai marre de voir ta gueule quand je suis bourré.
J’ai l’impression d’être deux à me foutre de toi alors que c’est toi qui es deux à te foutre de moi.
Bon, vieux salaud, je vais me coucher.
Demain matin, je serai à nouveau seul devant ma glace.
Je ne te dis pas bonsoir mais adieu.
( extrait de « lettre( S ) », chapitre 15 )
Bernard Pichardie
à suivre ...

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