INUIT  (des chansons) posté le mercredi 12 mars 2008 15:36


 

une chanson à la recherche d’interprètes

( … plutôt une troupe ! ! ! )

INUIT

Ouverture
Couverture réfrigérante
Sur le soixantième parallèle de lassitude nord
Les inuits s’ennuient le dimanche

Igloo igloo igloo

Dans ta nuit d’inuit
Tu ne fais pas
Les trois-huit
Tu attends le jour
Qui ne vient pas

Dans ta nuit d’inuit
Le soleil qui
Est en fuite
Laisse ton coeur lourd
Tout riquiqui

Igloo igloo

Aïe aïe aïe quel chambardement
Aïe aïe aïe quel chambardement
Il n’y a plus d’igloo
Il n’y a plus d’ours blanc
La neige fond tout à coup
Et c’est bien accablant

Entracte
Il est l’heure de sucer un esquimau

Phoque you dit-on dans les coulisses

Dans ta nuit d’inuit
Tu ne bois pas
Ça t’irrite
Tu as des lourdeurs
À l’estomac

Dans ta nuit d’inuit
Tu n’as pas pris
Une cuite
Tu as bien trop peur
D’être tout gris

Igloo igloo

Aïe aïe aïe quelle désolation
Aïe aïe aïe quelle désolation
Il n’y a plus d’igloo
Il n’y a plus d’ourson
Mais la neige tu t’en fous
Et c’est bien attristant

Final...
Il fait moins quarante degrés plantigrade
Les ours sont un peu givrés
Ils referment leurs canadiennes

musique James WOOD

paroles
Bernard PICHARDIE

 

chanson déposée à la SACEM  no 2085360911

enregistrement public fait par le Cabaret Studio de Nantes en 2003

lien permanent

LA BRANDADE DES GENS HEUREUX  (miam miam) posté le dimanche 09 mars 2008 14:38

la brandade

… un régal

mais attention, il y a de nombreuses marques de cette spécialité qui n’en ont que le nom et qui, en fait, proposent un succédané tout à fait insipide …

il n’y avait, au départ, pas de pommes de terre à la préparation

mais le prix de la morue séchée ayant, avec le temps monté en flèche, des recettes diverses et variées ont fait leur apparition en intégrant, aux produits de base, d’autres ingrédients …  

voici les détails de la préparation  proposée par Marion NAZET
tirée du livre NOËL PROVENÇAL aux éditions ÉDISUD 

La brandado de merlusso  ( en provençal )
La brandade de morue
·   1 morue salée de 1 kg
·   1/2 litre d’huile d’olive
·   3 cuillers à soupe de lait
·   Eau tiède q.s.p.
·   3 gousses d’ail
·   Sel, poivre

Trempez et pochez la morue comme indiqué - Pilez l’ail dans un mortier jusqu’à ce qu’il soit bien en pâte - Ajoutez 2 cuillers à soupe d’huile et tournez comme pour un début d’ailloli - Préparez l’eau dans une casserole et l’huile dans l’autre - Enlevez soigneusement les arêtes et les parties cartilagineuses de la morue, laissez la peau qui aide à la liaison de la brandade.
Séparez les chairs en feuillets le plus petit possible ; on pourrait même les hacher au hachoir à main - Mettez la morue dans un poêlon, ajoutez l’ail. Portez sur feu très doux (ce serait même mieux au bain-marie), mettez l’huile et l’eau à tiédir à côté.
Remuez la morue circulairement et énergiquement avec une grande cuiller en bois, en écrasant bien les morceaux contre la paroi du poêlon. Pour la bonne réussite du plat, il faut que les morceaux soient parfaitement écrasés avant de commencer à ajouter les liquides.
Ajoutez ensuite, par cuillers à soupe et alternativement, l’huile et l’eau juste tièdes, toujours en remuant énergiquement. De temps en temps, couvrez le poêlon et remuez fortement le contenu jusqu’à ce que, au moyen de cet « ébranlement » qui est l’étymologie du plat, la morue soit pour ainsi dire, réduite en pâte.
La brandade est terminée lorsqu’elle aura pris un aspect crémeux, c’est long ! Mais attention : c’est la vraie brandade de famille, elle ne sera pas absolument lisse comme celle du commerce, on doit sentir encore, très légèrement, la présence des fibres de la morue.
Au dernier moment, mettre le lait tiède - On pourrait mettre du jus de citron, persil... truffes !
Certains la font au lait au lieu d’eau, d’autres font cuire la morue au lait, ne mettent pas d’ail, ajoutent une petite pomme de terre bouillie : tout ceci est affaire de goût et d’habitude.
On peut la servir chaude ou froide, avec des croûtons frits et frottés d’ail, dans de la pâte feuilletée.

Marion NAZET
( écrivain, historienne, gastronome … j’ai eu la chance de suivre ses cours de cuisine provençale pendant quelques années )

la brandade, j’aime la servir avec l’apéro … sur des rondelles de pain grillé

je prépare aussi une recette qui est un joli mélange de couleurs et de saveurs
dans un plat qui va au four … à partir du fond, une couche d’épinards, une couche de brandade et au dessus des poivrons grillés ( épépinés et épluchés ) , un saupoudrage de parmesan finement râpé … à déguster bien chaud avec des petits pains grillés …
avec ça et un verre de « Ripaille »  ( http://www.ripaille.fr/Vin.html ), elle est pas belle la vie ?  

LA  BRANDADE  DES  GENS  HEUREUX

(parodie)

 

Il faut prendre des pommes de terre

Que l’on fait cuire à petit feu

Pour bien préparer la brandade

La brandade des gens heureux

 

Choisissez de la morue bien sèche

Prenez-en un kilo ou deux

Pour bien préparer la brandade

La brandade des gens heureux

 

De l’ail du lait de l’huile d’olive

Des Baux autant que faire se peut

Pour bien préparer la brandade

La brandade des gens heureux

 

Vous mettez toutes ces bonnes choses

Bien écrasées dans un plat creux

Pour bien préparer la brandade

La brandade des gens heureux

 

Avec un bon verre de vin blanc

Dégustez ce plat délicieux

Et attrapez la cagagne
La cagagne des gens heureux

 

Bernard  Pichardie

 

Parodie de

« La ballade des gens heureux »
paroles de Pierre Delanoë et Gérard Lenorman

 musique de Gérard Lenorman

lien permanent

TERRIL EN LA DEMEURE  (textes à musiquer) posté le samedi 08 mars 2008 06:53

voici un « triptyque »
« Terril en la demeure » et « Femme de mineur »
écrits en 2000
c'était, au départ, un seul texte mais beaucoup trop long pour une chanson
et « Ducasse » écrit en 2007

je n’oublie pas mes origines nordiques
j’ai vécu jusqu’à 20 ans à Sallaumines, localité située à côté de Lens …
j’ai essayé d’imaginer la vie d’une famille à une époque que je n’ai pas connue

et voici l'explication de quelques mots

ducasse : fête foraine
wassingue : serpillière
chef-porion : responsable dans la fosse, sous les ordres de l’ingénieur
bistoule : gnole ou rhum mis dans la tasse de café
chicon : endive
carreau : partie de la fosse qui se trouve en surface au jour
galibot : jeune garçon employé dans les mines
gaillette : bloc de charbon
 

un texte à la recherche d’une musique

TERRIL EN LA DEMEURE

Y a-t-il terril en la demeure
Quand tu franchis ton paillasson
Tu penses loin de ton mineur
À tes racines près des chicons

Y a-t-il terril en la demeure
Quand t’as les pieds sur le charbon
En attendant que sonne l’heure
Du retour du mineur de fond

Il revient à votre tanière
Entre la brume et le houblon
Les yeux trop collés de poussière
S’entrouvrent devant ton corps rond

Et quand il s’assied à sa place
Il a pour tes enfants mignons
De ces souvenirs de ducasse
D’école trempés dans l’amidon

Femme de mineur c’est pas d’la tarte
Pour adoucir toutes tes aigreurs
Les idées noires tu les écartes
À la cassonade et au beurre

Aujourd’hui c’est le jour de fête
Entre la wassingue et l’ tison
Sa quinzaine devant tes mirettes
Fait s’envoler le coup d’ bourdon

Tu prends le pâté d’alouette
Qu’il rapporte toujours du fond
Cette tartine dans sa musette
Fait le délice des polissons

Il te raconte tous les griefs
Qu’il a avec le chef-porion
Un vrai connard qui s’appelle Jef
Un drôle de salaud un démon

Femme de mineur c’est pas la joie
Pour adoucir cette grisaille
Qui te gangrène bien des fois
Plusieurs bistoules t’encanaillent

( pont musical )

Y a-t-il terril en la demeure
Quand t’as les pieds sur le charbon
En attendant que sonne l’heure
Du retour du mineur de fond

Y a-t-il terril en la demeure
Quand tu franchis ton paillasson
Tu penses loin de ton mineur
À tes racines près des chicons

Bernard PICHARDIE

lien permanent

DUCASSE  (textes à musiquer) posté le samedi 08 mars 2008 06:42

 

un texte à la recherche d’une musique

DUCASSE

Voici que les frites dépassent
De leur cornet de ducasse
Et sur les chevaux de bois
Quelques rires volent en éclats

Une guitare électrique
Se joue d’un air nostalgique
Sur la vision du passé
De ce coron tourmenté

La moustache du garde-barrière
Raconte ses petites misères
Et prend avec l’apéro
Des cartons pour le loto

La fin de la semaine
On oublie en famille
La fosse et ses déveines
Sous les néons qui brillent

La fin de la semaine
On oublie en famille
La fosse et ses déveines
Sous les néons qui brillent

Loin des cheminées d’usines
Des chevalets de la mine
Certains rêvent à cœur perdu
Niant leur vie sans issue

Des tablées chantent à tue-tête
Tout près d’un jeu de fléchettes
Les p’tits oublient le charbon
Sous les guimauves et les flonflons

Dans les auto-tamponneuses
Et les relents de la Gueuze
Laurette contre son béguin
Vit sa vie comme un festin

La fin de la semaine
On oublie en famille
La fosse et ses déveines
Sous les néons qui brillent

La fin de la semaine
On oublie en famille
La fosse et ses déveines
Sous les néons qui brillent

( pont musical )

Doucement le soir se plisse
Et l’accordéon se glisse
Le long des lumières bleues
D’un bal pour les amoureux

La fin de la semaine
On oublie en famille
La fosse et ses déveines
Sous les néons qui brillent

Bernard PICHARDIE

lien permanent

FEMME DE MINEUR  (textes à musiquer) posté le samedi 08 mars 2008 06:40

un texte à la recherche d’une musique

FEMME DE MINEUR
( Terril en la demeure II )

Y a-t-il terril en la demeure
Quand t’as les pieds sur le charbon
En attendant que sonne l’heure
Du retour du mineur de fond

Y a-t-il terril en la demeure
Quand tu franchis ton paillasson
Tu penses loin de ton mineur
À tes racines près des chicons

Ton homme pense à son copain
Qui est resté sur le carreau
Son enterrement est pour demain
Ils ont congé les galibots

Il n’a pas eu de veine l’ami
La mort était sous les gaillettes
Il n’amuse plus la galerie
De ses histoires de Cafougnette

Femme de mineur c’est pas banal
Pour adoucir toutes tes rancœurs
Tu t’évades le long du canal
Rêvant à une histoire de cœur

En regardant son verre de bière
Un peu livide devant sa mousse
Ton mari pense au cimetière
Et te communique sa frousse

Avec sa mine de déterré
Lentement il touche le fond
Il a du gris dans les pensées
Et des traces dans ses poumons

T’as du grisou dans la cervelle
Et ça ne tourne plus très rond
En reprisant toutes ses flanelles
Tu files du mauvais coton

Femme de mineur tu as la rage
Du linge bouillant dans le chaudron
La silicose fait des ravages
Aux alentours dans les corons

( pont musical )

Y a-t-il terril en la demeure
Quand tu franchis ton paillasson
Tu penses loin de ton mineur
À tes racines près des chicons

Y a-t-il terril en la demeure
Quand t’as les pieds sur le charbon
En attendant que sonne l’heure
Du retour du mineur de fond

Bernard PICHARDIE

 

C'est la fosse Delloye à Lewarde, près de Douai, qui fut choisie en 1973 en raison du charme du lieu, de sa situation proche du réseau autoroutier, de sa position au cœur du bassin minier.
Cette fosse avait en effet fonctionné de 1931 à 1971, en période de bataille du charbon et employait en moyenne 1000 mineurs. Dès lors, matériels et documents affluèrent des autres fosses du bassin minier vers la fosse Delloye, au fur et à mesure de leur fermeture.


C'est en 1982 que fut créée l'association du Centre Historique Minier à l'instigation des Houillères du Bassin du Nord/Pas-de-Calais, avec la participation du Ministère de la Culture, du Conseil Régional du Nord/Pas-de-Calais et du Conseil Général du Nord pour une ouverture au public en 1984.

Aujourd'hui, le Centre Historique Minier, véritable conservatoire de la mémoire de la mine dans le Nord/Pas-de-Calais, regroupe 7 000 m² de bâtiments industriels et de superstructures sur un site de 8 ha.
C'est le plus grand musée de la mine en France et le musée de site le plus fréquenté de la région Nord/Pas-de-Calais. Il a déjà accueilli plus de 2 millions de visiteurs.

Pour lire la suite

http://www.chm-lewarde.com

lien permanent