LA MÉMOIRE DES HIPPOCAMPES  (des chansons) posté le jeudi 15 mai 2008 15:40



voici une série de 3 poésies chantées  qui sont de structures et de styles différents
 
« La mémoire des hippocampes »

un texte écrit en quelques minutes d’une manière très « automatique »

j’imaginais la mémoire qui est en nous comme un hippocampe, qui monte et qui descend, qu’on arrive parfois à saisir mais qui retourne bien souvent à l’intérieur
… ce texte, non rimé, a été mis dans la salle d’attente d’une psychologue
il est devenu, grâce à la musique de Jean-Pierre, une chanson qui ne demande qu’à s’envoler  

« La photo d’une cigogne »
une description glauque, une ambiance de nuit que je me suis amusé à retranscrire avec quelques images qui débouchent sur un « clin d’œil »

Michèle, qui aime les textes poétiques a déposé ses notes près de mes mots …
… nous en sommes à une bonne douzaine de chansons ensemble 

 

« Longue distance »

j’ai essayé de dire que, quelque soit le temps ou la distance, il y a toujours un rapprochement des idées et des paroles …
Éric a mis en musique ce texte qui fait partie, comme les 2 autres, de mes textes poétiques « chouchous »  

Bernard


la maquette d'une chanson à la recherche d'interprètes


LA MÉMOIRE DES HIPPOCAMPES

Je partirai voguer
De vague en vague à l’âme
Me poser sur ces algues
Dans les senteurs marines

Au dessous des étoiles
Je me repose enfin
J’approche mon oreille
De quelque coquillage

À l’écoute de la mémoire des hippocampes
À l’écoute de la mémoire des hippocampes

Je poursuivrai ma voie
Au dessus de la mer
L’esprit en voyage
Et le cœur sans détresse

Laissant ces eaux bleutées
Où les pluies se mélangent
Loin des châteaux de sable
Je m’évade en plongée

Pour redécouvrir la mémoire des hippocampes
Pour redécouvrir la mémoire des hippocampes

musique   Jean-Pierre LOMBARD
courriel    lombardjp4@wanadoo.fr    

paroles   Bernard PICHARDIE

chanson déposée à la SACEM
no3001222311

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SOUS LA PHOTO D’UNE CIGOGNE  (des chansons) posté le jeudi 15 mai 2008 15:29


 

 

la maquette d’une chanson à la recherche d’interprètes

SOUS LA PHOTO D’UNE CIGOGNE

Quand tu passais devant la vitre
De ce café au cœur béant
Tu y noyais ta solitude
Sous l’œil creux de ses clients
De ses bourgeois sans aucun titre

Il y avait quelques ivrognes
Agglutinés près du comptoir
Dans cette ville au climat rude
Tu caressais le dérisoire
Sous la photo d’une cigogne

Et cette pluie
Venue en trombe
Sur tes colères
Et sur ta peur

Mouillait la nuit
De flaques sombres
Dans la lumière
D’un projecteur

Tu frissonnais en gestes obscurs
Près des néons et tabourets
Et tu pensais à cette femme
Ayant perdu le verbe aimer
Sur le refrain de ta blessure

Ils étaient là et sans vergogne
Posaient sur toi le souvenir
D’un vieux phono crachant son âme
Vers les regrets d’un certain rire
Sous la photo d’une cigogne

Et cette pluie
Venue en trombe
Sur ta misère
Sur tes rancœurs

Mouillait la nuit
De flaques sombres
Près de l’imper
D’un voyageur

Et la cigogne
S’est envolée

musique   Michèle  GARANCE
courriel  pianmelody@hotmail.com 


paroles   Bernard  PICHARDIE

 

chanson déposée à la SACEM

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LONGUE DISTANCE  (des chansons) posté le jeudi 15 mai 2008 15:16


 

la maquette d’une chanson à la recherche d’interprètes
j’attends et j’espère une meilleure version ...

 

  

LONGUE DISTANCE

 

On n’a pas les mêmes raisons

D’exister

On n’a pas la même façon

De penser

On n’a pas les mêmes passions

Exposées

Et pourtant rien ne nous sépare

 

Juste quelques siècles

Juste des milliers de kilomètres

C’est déjà le temps d’avant

C’est loin derrière les frontières

 

Et tu sais que tu as encore à vivre

Et tu sais que tu vas hanter mes livres

 

Un soleil plus loin

Une nuit après

Il est bien trop tard

Pour des retrouvailles

 

Mais le jour se voile

Et le temps s’étale

Le silence éteint

Nos mains tendues

Pour nous retrouver

 

Pour nous retrouver

 

On n’a pas les mêmes saisons

À rêver

On n’a pas les mêmes chansons

À donner

On n’a pas les mêmes raisons

D’exister

Et pourtant rien ne nous sépare

 

Juste quelques minutes

Juste une dizaine de mètres

C’est encore le temps qu’il faut

C’est tout près de nos repères

 

Et tu sais que tu es un peu trop ivre

Et tu sais que tu vas encor me suivre

 

Un soleil tout près

Une nuit déjà

Il est bien trop tôt

Pour des au revoir

 

Mais le jour se voile

Et le temps s’étale

Le silence éteint

Nos mains tendues

Pour nous retrouver

 

Pour nous retrouver

 

texte   Bernard Pichardie

 

musique   Éric ATON

courriel  eric.aton@wanadoo.fr
 

chanson déposée à la SACEM

no 30 012 203 11

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LE CHEVEU SUR LA LANGUE  (les mots en pointillés) posté le mercredi 14 mai 2008 04:45

les éditions SOLMAT présentent

 

  LE CHEVEU SUR LA LANGUE

 

                                                 B : le Baron Renaud de La Musardière

                                                                  Y : le serviteur Yves Ripaille

 

Toc toc toc ( on frappe à la porte )

 

B – Diantre ! ... Mais qui donc vient de frapper à mon huis

Pour me déranger à cette heure trop indécente ?

Je  m’apprête à franchir de mon lit la descente…

 

Yves entre

 

Y – Excusez-moi, Messire.

 

B –                                             Il est bien tard cette nuit.

Que faites-vous ici ? Vous, la bien fine mouche…

Dites-moi donc pourquoi se retroussent vos lèvres,

Apportant vos propos en paroles mièvres,

Dégoulinant ainsi en dehors de la bouche.

 

Y – Hélas je viens de ce pas vous rendre compte

De ce qu’autour de vous certains bavent et racontent.

 

B – Voyons un peu valet et ici prenez place…

Dites-moi tout ce qui fait gonfler la rumeur

Loin du calme pesant de ma belle demeure

Et, surtout, oui surtout… Regardez-moi en face.

 

Y – Parlons bas, je vous prie, si près de votre cour.

J’ai beaucoup réfléchi … Coupons court au discours.

 

B – Oh là ! Yves… Parlez mais sur un autre ton

Pendant que je finis cette boite de thon.

 

Y – Palsembleu Messire, vous m’avez refroidi.

Je n’ose plus ce soir dire ce que l’on dit.

 

B – Je ne voudrais pas vous tirer les vers du nez.

Mais, ne prenez donc pas cet air aussi tragique.

J’ai l’impression à voir vos drôles de mimiques,

Que vous êtes parti pour un saut en apnée.

Je sais que ce cheveu installé sur ma langue

Fait se pâmer tous les vilains des alentours,

S’amassant aux marchés de ces quelques faubourgs,

Devant ces faiseurs de bons mots qui les haranguent.

 

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PUB ! …

Mais où sont donc passées toutes ces saucisses glacées

Elles sont tellement si bonnes à se sucer

Et ne vous laisseront sûrement pas de glace

Car ce sont les saucisses Olida on Ice

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Y – Mais Messir’.

 

B –                            Mais Messir’,  mais Messir’,  mais Messir’

Oh ! Que vous ressemblez à un essaim d’abeilles…

Et puis… Quand j’entends votre voix de doux miel,

J’ai une grande envie d’enfoncer de la cire

 

Il fait semblant de lui mettre de la cire dans la bouche

 

Ah ! … Ce cheveu siffle dedans ma pauvre tête

Et quand ma langue, hors de ma bouche pendouille,

Descendant jusqu’à mes …

                                                   Voici que je bafouille…

Oui, ce cheveu il faut bien que je m’y arrête.

Je le vois comme l’hydre, l’indomptée, la rebelle,

Papillonner autour de mes tendres papilles

Bordées de salive que, souvent, je gaspille

En crachant mon ire, ma colère à la pelle…

Déambulant sur un quai un jour de grand vent,

Faut-il encor qu’autour d’une dent je l’enroule,

Quand s’agite sur moi avec force la houle,

Pour éviter alors un tragique accident.

 

Y – Emporté par la houle … la la la   la la la   la la la la

Euh…

 

B – Mais, ne me regardez pas ainsi bouche bée…

Je peux bien sur, pendant qu’il est encore vert,

Le couper net pour que je fasse un soir d’hiver

Tresser la layette pour mon petit bébé…

Ou, alors, l’attacher à un arbre pour pendre

Tous ceux qui se gaussent à gorge déployée

Et qui crachent dans l’air la morve à envoyer…

Dans mon dos …

                                 Ah ! Ah ! Ah ! les vils scolopendres…

Je suis devant vous, plein de plainte maladive

Que je ressasse et ressasse et ressasse sans cesse

 

comptant sur ses doigts

( Merde ça ne fait pas un alexandrin … tant pis ! )

 

Que je ressasse et ressasse et ressasse sans cesse.

J’en attrape des boutons, partout sur les fesses

Ah ! … Yves, savez-vous que je vous trouve sale Yves

 

Y Allez allez Fernand arrêtons ce duo,

Ce texte est tellement tiré par les cheveux

Que l’auteur ne doit pas en être très heureux…

Bye bye, il est l’heure de quitter le studio.

 

B – À demain et n’oublie pas ce qui nous attend

Car nous avons encor la prochaine émission…

Moi, j’ai presque envie de donner ma démission.

 

Y – Aouh ! … Aouh ! … Tu seras Jane et moi Tarzan

 

                                                                               Bernard PICHARDIE 

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LE CHAT N’EST PAS GRIS  (textes à musiquer) posté le mardi 13 mai 2008 15:27

à la mi-mars Ptiphiloup

http://singsongphil.musicblog.fr

m’a proposé d’écrire le texte d’une chanson

à partir de quelques idées

 

« une chanson sur le chat

dans une ambiance nocturne

en parlant de la lune

et de la couleur noire

éventuellement d'un bar

mais pas un bistrot

un piano bar »

voici donc le texte qui est à la recherche d’une musique

 

 

LE CHAT N’EST PAS GRIS

Une banquette et quelques chaises

Devant la table au marbre noir

Goûtant les notes du piano

Un félin se met mal à l’aise

 

Il vient de déposer ses griffes

Arrosées de trop de brouillard

Le voici qu’il fait le gros dos

Et sa mauvaise humeur s’affiche

 

Cette nuit

Le chat n’est pas gris

Il a les idées noires

Cette nuit

Le chat n’est pas gris

Planté dans son cafard

 

Bien loin de son croissant de lune

Il rêve à son fardeau d’espoir

Ses jours de peines et de rancœur
Ses heures de fiel et de rancune

 

Déposé sur son tabouret

Dans la fumée du piano bar

Le musicien sous projecteur

Accompagne tous ses regrets

 

Cette nuit

Le chat n’est pas gris

Il a les idées noires

Cette nuit

Le chat n’est pas gris

Planté dans son cafard

 

( pont musical )

 

Une banquette et quelques chaises

Devant la table au marbre noir

Goûtant les notes du piano

Le félin n’est pas très à l’aise

Cette nuit

Le chat n’est pas gris

Il a les idées noires

Cette nuit

Le chat n’est pas gris

Planté dans son cafard

 

Cette nuit

Le chat n’est pas gris

Il a les idées noires

Cette nuit

Le chat n’est pas gris

Planté dans son cafard

 

Bernard PICHARDIE  

texte déposé

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