LE CHAT N’EST PAS GRIS  posté le mardi 13 mai 2008 15:27

à la mi-mars Ptiphiloup

http://singsongphil.musicblog.fr

m’a proposé d’écrire le texte d’une chanson

à partir de quelques idées

 

« une chanson sur le chat

dans une ambiance nocturne

en parlant de la lune

et de la couleur noire

éventuellement d'un bar

mais pas un bistrot

un piano bar »

voici donc le texte qui est à la recherche d’une musique

 

 

LE CHAT N’EST PAS GRIS

Une banquette et quelques chaises

Devant la table au marbre noir

Goûtant les notes du piano

Un félin se met mal à l’aise

 

Il vient de déposer ses griffes

Arrosées de trop de brouillard

Le voici qu’il fait le gros dos

Et sa mauvaise humeur s’affiche

 

Cette nuit

Le chat n’est pas gris

Il a les idées noires

Cette nuit

Le chat n’est pas gris

Planté dans son cafard

 

Bien loin de son croissant de lune

Il rêve à son fardeau d’espoir

Ses jours de peines et de rancœur
Ses heures de fiel et de rancune

 

Déposé sur son tabouret

Dans la fumée du piano bar

Le musicien sous projecteur

Accompagne tous ses regrets

 

Cette nuit

Le chat n’est pas gris

Il a les idées noires

Cette nuit

Le chat n’est pas gris

Planté dans son cafard

 

( pont musical )

 

Une banquette et quelques chaises

Devant la table au marbre noir

Goûtant les notes du piano

Le félin n’est pas très à l’aise

Cette nuit

Le chat n’est pas gris

Il a les idées noires

Cette nuit

Le chat n’est pas gris

Planté dans son cafard

 

Cette nuit

Le chat n’est pas gris

Il a les idées noires

Cette nuit

Le chat n’est pas gris

Planté dans son cafard

 

Bernard PICHARDIE  

texte déposé

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LE DROIT D’ÊTRE RIDICULE  posté le dimanche 11 mai 2008 10:25

un texte à la recherche d’une musique 

 

LE DROIT D’ÊTRE RIDICULE

 

Quand j’ai les crocs qui me poussent
Les raisons de ma folie
Et tous les cris que je tousse
En jets de survie

 

À l’envers ou à l’endroit
La tête dans une bulle
Je revendique le droit
D’être ridicule
 

Caressant un rock bien gras
Par des mots qui gesticulent
Ou sur un air d’opéra
Quand je funambule

 

Et tous ces vers que je trousse
En tourbillons d’hystérie
Crachant dans un feu de brousse
Des bouts de ma vie

 

Je sens monter la tension
Je revendique le droit
D’être ridicule

 

Points de suspension
Et virgule

 

Je revendique le droit
D’être ridicule

 

J’aime frôler l’overdose
Je vais toujours plus loin
Même si je vous indispose
Poussé par le malin

 

Inégal et de guingois
Avec des mots qui vous brûlent
Je revendique le droit
D’être ridicule

 

Je plaque quelques émois
Des rêves qui déambulent
En faisant des entrechats
Tout en majuscules

 

Quand je vous vois moroses
Je sais que j’ai fait du foin
Pour quelques idées écloses
Au bout de mes mains

 

Je crache mes intentions
Je revendique le droit
D’être ridicule

 

Point d’exclamation
Libellule

 

Je revendique le droit
D’être ridicule
 

Bernard PICHARDIE

texte déposé

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LA PETITE SŒUR DES PAUVRES  posté le mercredi 07 mai 2008 15:52

il parait que je suis capable du meilleur comme du pire
alors, voici  l'un de mes « meilleurs du pire »

et si je choque certaines personnes …
… je ne m’excuse pas ! ! !

Bernard

 

un texte à la recherche d’une musique 

LA PETITE SŒUR DES PAUVRES

La petite sœur des pauvres
Referme ses dossiers
Et Jésus sur sa croix
Semble se bidonner

Alléluia alléluia
Alléluia alléluia

Un serpent à sornettes
Devant le bénitier
Rigole de sa proie
Et va lui faire sa fête

La petite sœur des pauvres
Des cernes sous les yeux
Prépare une homélie
Pour quelques petits vieux

Alléluia alléluia
Alléluia alléluia

Voici qu’elle a encore
En ce matin frileux
De puissantes envies
Ressenties dans son corps

La petite sœur des pauvres
Au son de l’harmonium
Doucement se balance
Comme le métronome

Alléluia alléluia
Alléluia alléluia

Tout au fond de son cœur
Elle cherche un peu de baume
Calmant sa pénitence
D’un soupçon de bonheur

La petite sœur des pauvres
Sous sa robe de bure
A les doigts qui s’agitent
Pour défier sa torture

Alléluia alléluia
Alléluia alléluia

Un sergent à cornettes
Débarrasse l’impure
Du diable qui l’habite
Par des prières secrètes

Alléluia alléluia
Alléluia alléluia

La petite sœur des pauvres
Bravement se flagelle
Pour terrasser le fauve
Qui se tapit en elle

Alléluia alléluia
Alléluia alléluia

Alléluia alléluia
Alléluia alléluia

Bernard PICHARDIE

 

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CONFITURE, BLUES ET CAFÉ NOIR  posté le dimanche 27 avril 2008 07:45

un texte à la recherche d’une musique

 

CONFITURE, BLUES ET CAFÉ NOIR

Le jour est âgé

De six heures

Et dix-huit minutes

 

Bientôt le lever

Et j’ai peur

De faire la culbute

 

C’est toujours pareil

Chaque matin

Un morceau de stress

 

Dès que le réveil

Fait du foin

Tuant ma paresse

 

J’ai le blues dès que le sommeil s’efface

J’ai le blues en sortant de mon plumard

J’ai le blues en entrant dans la baignoire

J’ai le blues en me voyant dans la glace

 

Matin chagrin

Dans le brouillard

Matin cafard

Pas très malin

 

Le jour est âgé

De sept heures

Et quatre minutes

 

Le p’tit déjeuner

Le pain beurre

Une tache et zut

 

C’est toujours pareil

Chaque fois

Faut que je renverse

Confiture ou miel

Sur mes doigts

Mon pull ou ma veste

 

J’ai le blues devant mon café tout noir

J’ai le blues dès que j’ai bu une tasse

J’ai le blues je dois soulever ma carcasse

J’ai le blues de la journée qui démarre

 

Matin chagrin

Sur le trottoir

Matin cafard

Pluie et crachin

 

( pont musical )

 

Mais voici que je t’aperçois

En face de la boulangerie

Tu me vois et tu me souris

Une bise et on s’ prend les doigts

 

C’est le début d’une aventure

T’es boulangère et moi cuistot

Je m’ suis levé un peu plus tôt

Car aujourd’hui c’est fermeture

 

J’ai plus le blues

J’ai plus le blues

J’ai plus le blues

J’ai plus le blues

 

Matin velours

Sur nos deux cœurs

Matin bonheur

Sur notre amour

Bernard PICHARDIE

texte déposé

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ELLE EST PASSÉE À CÔTÉ  posté le jeudi 17 avril 2008 17:52

Blog de chantsongs : CHANTSONGS 2, ELLE EST PASSÉE À CÔTÉ

il y a des combats à mener … certains le font sous des banderoles

moi, je le fais dans l’écriture …

un texte à la recherche d’une musique

 

ELLE EST PASSÉE À CÔ

 

Il ne savait pas aimer

Sans aucun frisson

Il avait quelques monnaies

Et des bonbons

 

Elle avait des petits seins

Sous son chemisier

Elle allait pour quelques pains

Se sacrifier

 

Il est passé à côté

Avec cette enfant

Elle est passée à côté

De ses dix ans

 

Il était tout en sueur

Le regard mauvais

Il devinait que la peur

Se répandait

 

Elle n’était pas protégée

Sur le matelas

Elle avait les yeux fermés

Sur l’au-delà

 

Il respirait bien trop fort

Sur son corps d’enfant

Elle pleurait de ses efforts

De ses dix ans

 

Elle était tout en frayeur

Toute chiffonnée

Elle connaissait par cœur

Sa destinée

 

Ses parents avaient trop faim

Et le p’tit dernier

Était mort dans le matin

Sur le pavé

 

Il est passé à côté

Avec cette enfant

Elle est passée à côté

De ses dix ans

 

Quand il s’est reboutonné

Tout près de son lit

Elle s’est recroquevillée

Dans un long cri

 

Elle était comme une bête

Pour vider son corps

Hurlant dans la tempête

Devant la mort

 

Il ne savait pas aimer

Sans aucun frisson

Il avait quelques monnaies

Et des bonbons

 

Elle avait des petits seins

Sous son chemisier

Elle allait pour quelques pains

Se sacrifier

 

Il est passé à côté

Avec cette enfant

Elle est passée à côté

De ses dix ans

 

Bernard PICHARDIE

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