textes à musiquer

BLOG À PART  (textes à musiquer) posté le vendredi 11 avril 2008 15:36

un texte à la recherche d’une musique

sur une idée de « petitemaman1959 »
 

BLOG À PART

 

Nous étions chacun

Dans notre espace

Pas de face à face

Sur nos chemins

De toile

Avec la souris

Bien à sa place

 

Mais le temps hélas

A mis l’oubli

Le voile

 

Où es-tu donc passée

Dans ton ailleurs

Dans ton lointain

Je sens comme un regret

Mais quelle erreur

Ai-je donc fait

 

Moi j’avais besoin

De quelques traces

Mais toi tu te casses

Et mon chagrin

Se lève

Mon chant est tout gris

Mon cœur de glace

 

Il faut que s’efface

De mon abri

Tes rêves

 

Où es-tu donc passée

Vers ton grand nord

Ton avenue

Je suis dans mes pensées

Et mon décor

Est décousu

 

( pont musical )

 

Mais le temps hélas

A mis l’oubli

Le voile

 

Il faut que s’efface

De mon abri

Tes rêves

 

Où es-tu donc passée

Devant l’écran

Près de ton feu

Je fuis comme un méfait

Cet océan

Entre nous deux

 

Bernard PICHARDIE  

texte déposé

 

avec le net, le nombre de rencontres est très important
je ne suis pas certain que le mot « amitié » convienne dans beaucoup de cas
même s’il peut y avoir de la connivence pour certaines passions qui s’enchevêtrent au gré des explorations

les « amitiés » se font …

… et parfois se défont, laissant la déception s’installer …

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LA NON-RENCONTRE LE LONG D’UN ESCALATOR  (textes à musiquer) posté le mercredi 09 avril 2008 15:36

 

un texte à la recherche d’une musique
pour une fois, j'ai une idée bien précise concernant le style musical, et surtout le "pont musical"

si un(e) compo est intéressé(e)
merci de m'envoyer un message pour que je précise ce que je souhaite

LA NON-RENCONTRE LE LONG D’UN ESCALATOR

Devant l’Escalator
Il se dit qu’il a tort qu’il a tort
Devant l’Escalator

Il monte quand elle descend
Il se dit qu’il a tort qu’il a tort
La voici tout en bas

En prenant tout son temps
Il se dit qu’il a tort qu’il a tort
Ne la regarde pas

Dans la vie parait-il
Y a des hauts et des bas
En haut de l’Escalator
Il fait un gros effort
Il veut se retourner
Pour voir si elle est là
Mais le cœur en exil
Il se redit encore

Qu’il a tort qu’il a tort
Qu’il a tort qu’il a tort
Qu’il a tort qu’il a tort
Qu’il a tort qu’il a tort

( pont musical )

Prenant l’Escalator
Il se dit qu’il a tort qu’il a tort
Prenant l’Escalator

Elle monte quand il descend
Il se dit qu’il a tort qu’il a tort
La voici tout en haut

En lui laissant le temps
Elle se dit qu’il a tort qu’il a tort
Que lui c’est un idiot

Bernard PICHARDIE

 



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J’ÉCRIS  (textes à musiquer) posté le mardi 08 avril 2008 07:13

 

un texte à la recherche d'une musique

 

J’ÉCRIS

 

J’écris

Mes souvenirs d’asphalte

Rangés

Serrés

Mes rubans de colères

Mes rêves en éventail

J’écris

 

J’écris

Mes amours sans partage

Mes soleils radieux

Et ces chimères qui s’évadent

Oxydés par le temps

J’écris

 

J’écris

Mes rafales incertaines

Au cœur du brasier

Au feu de mes envies

De mes partages

De mes ratures

J’écris

 

J’écris

Sans penser à demain

Quand l’espoir se teinte de gris

Avec la peur

Et le vide

J’écris

 

J’écris

Ces pensées dérisoires

Qui malmènent ta vie

Qui s’accrochent à ton regard

À tes fadaises

À tes vérités sans fard

S’échouant sur mon rivage

J’écris

 

J’écris

Pour ta bouche qui m’inspire

Pour ton sexe que j’envahis

Pour ton cœur qui me frôle

Et ton corps tagué de mes désirs

J’écris

 

J’écris

Entre les lignes

À perte de vie

Dans le silence de mes mots

La passion en bannière

La folie déguisant mon décor

J’écris

 

J’écris

Tous ces instants fragiles

Ces poussières éphémères

Mes restes d’ivresse

Et ces jours de fièvre

De douleurs enivrantes

J’écris

 

J’écris

Pour passer le flambeau

La lave qui jaillit

En multiples clins d’œil

Mes utopies

Mes thérapies

J’écris

 

J’écris

Sans me lasser

Sans faiblir

À l’orée de mes peurs

De mes croyances

De ma conscience

J’écris

 

J’écris

Pour prouver que j’existe

Pour laisser mes rêveries

Mes oublis

Mes passions

Dont les fruits rafraîchissent

J’écris

 

J’écris

Pour vaincre la peur

Pour sauver tes violences

Avec ardeur

Avec émotion

J’écris

 

J’écris

Pour me mettre nu

Devant vos silences

 

Bernard PICHARDIE

 

texte déposé

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COULEUR ET COLÈRE  (textes à musiquer) posté le vendredi 28 mars 2008 17:38

le cynisme est une "spécialité" intéressante au niveau de l'écriture, il peut choquer, mais aussi faire réfléchir ...

 

voici 3 exemples

Couleur et Colère

Sans regret

Les pigeons près du manège

 

Bernard

 

 

un texte à la recherche d’une musique


COULEUR ET COLÈRE

Une terre aride
En pleine torpeur
Conquérants avides
Semant la terreur

Couleur et colère
L’argile et le sable
Chaleur et poussière
Destins misérables

Pendant ce temps-là
Je sors à onze heures
Une paella
Du congélateur

Une odeur fétide
D’urine et sueur
Policiers placides
Planant sur la peur

Couleur et colère
Des chiens et matraques
Chaleur et poussière
Des hommes que l’on traque

Pendant ce temps-là
C’est maintenant l’heure
Je prends mon repas
Dans la bonne humeur

Une peau livide
Sous les projecteurs
Village torride
Crachant ses clameurs

Couleur et colère
La mort et la rage
Chaleur et poussière
Des vies en otage

Pendant ce temps-là
Je sens des douleurs
Je ne digère pas
J’ai quelques aigreurs

Couleur et colère
Chaleur et poussière
Couleur et colère
Chaleur et poussière

Bernard PICHARDIE

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LES PIGEONS PRÈS DU MANÈGE  (textes à musiquer) posté le vendredi 28 mars 2008 17:18

 

 

  un texte à la recherche d’une musique

LES PIGEONS PRÈS DU MANÈGE

Des pigeons près d’un manège
Roucoulent bien tendrement
Tu déposes ton cœur de liège
À côté de cette enfant

Cette enfant qui te sourit
Retournée vers ta présence
Et ton bout de paradis
Bien en face de ses absences

Oui mais toi tu t’aperçois
Au son d’un accordéon
Que ses p’tits chevaux de bois
Ne tournent pas tout à fait rond

Les pigeons près du manège
Se rapprochent de ton banc
Et l’un d’eux est pris au piège
De ce drôle de nœud coulant

La petite mongolienne
Sourit de toutes ses dents
Aujourd’hui elle fait des siennes
Elle étouffe un pigeon blanc

Tout à coup voici qu’il neige
Tu ressens quelques frissons
Alors tu quittes ton siège
Et fait fuir tous les pigeons

Les pigeons loin du manège
Battent des ailes dans le vent
Tu reprends ton cœur de liège
Tu t’éloignes de l’enfant

Les jolis chevaux de bois
Sourient de toutes leurs dents

Bernard PICHARDIE

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