BOBY LAPOINTE  posté le lundi 12 mai 2008 08:47

Blog de chantsongs : CHANTSONGS 2, BOBY LAPOINTE

 

après Henri TACHAN, Morice BENIN, Yvan DAUTIN et Gilbert LAFFAILLE voici le cinquième Boby LAPOINTE
il reste comme influence principale le grand Jacques … à mon retour ( je vais bientôt faire une pause de quelques mois )

BOBY LAPOINTE

http://www.bobylapointe.com
 

l’oreille collée à mon transistor, j’écoutais « La peinture à l’huile », « Aragon et Castille », « Framboise ! » …

j’ai découvert l’intégrale de ses chansons quelques années après sa mort …
je les mettais en boucle et je n’entendais pas forcément ce que je lisais ! le jeu avec les mots …

j’ai découvert son parcours atypique en lisant sa biographie
auteur, compositeur, interprète, acteur  

… mais aussi mathématicien …

 

j’ai choisi 3 textes de ses chansons

« Ta katie t’a quitté »

« Ça va ça vient »

« La maman des poissons »

 

pour lire ses textes

http://www.paroles.net/chansons/1523.1/Boby-Lapointe

 

et le blog d’un fan
http://pagesperso-orange.fr/maxoo.vdd

 

 

 

TA KATIE T’A QUITTÉ

 

Ce soir au bar de la gare
Igor hagard est noir
Il n'arrête guère de boire
Car sa Katia, sa jolie Katia
Vient de le quitter
Sa Katie l'a quitté
Il a fait chou-blanc
Ce grand-duc avec ses trucs
Ses astuces, ses ruses de Russe blanc
Ma tactique était toc
Dit Igor qui s'endort
Ivre mort au comptoir du bar
Un Russe blanc qui est noir
Quel bizarre hasard se marrent
Les fêtards paillards du bar
Car encore Igor y dort
Mais près d'son oreille
Merveille un réveil vermeil
Lui prodigue des conseils
Pendant son sommeil

Tic-tac tic-tac
Ta Katie t'a quitté
Tic-tac tic-tac
Ta Katie t'a quitté
Tic-tac tic-tac
T'es cocu qu'attends-tu ?
Cuite-toi t'es cocu
T'as qu'à, t'as qu'à t'cuiter
Et quitter ton quartier
Ta Katie t'a quitté
Ta tactique était toc
Ta tactique était toc
Ta Katie t'a quitté
Ote ta toque et troque
Ton tricot tout crotté
Et ta croûte au couteau
Qu'on t'a tant attaqué
Contre un tacot coté
Quatre écus tout comptés
Et quitte ton quartier
Ta Katie t'a quitté
Ta Katie t'a quitté
Ta Katie t'a quitté
Ta Katie t'a quitté
Tout à côté
Des catins décaties
Taquinaient un cocker coquin
Et d'étiques coquettes
Tout en tricotant
Caquetaient et discutaient et critiquaient
Un comte toqué
Qui comptait en tiquant
Tout un tas de tickets de quai
Quand tout à coup
Tic-tac-tic driiiing !

Au matin quel réveil
Mâtin quel réveil-matin
S'écrie le russe blanc de peur
Pour une sonnerie
C'est une belle sonnerie.

 

paroles et musique Boby LAPOINTE

 

 

ÇA VA … ÇA VIENT …

 

T'es plus jolie que jamais
Sauf le cœur
Ton cœur n'a plus la chaleur
Que j'aimais
Il bat au rythme du fric
Il vit à l'ombre des flics
Il ne dit plus aux copains

Ça va ça vient

Toutes ses bontés passées
Ses exploits
Il compte comme un huissier
Qu'on lui doit
Ton cœur n'a plus la chaleur
Que j'aimais

T'es plus jolie que jamais
Sauf le cœur
La nuit que je t'ai connue
T'étais nue
Tu jouais les affranchies
Sans chichi
Mais t'avais quand tu guettais
Le pauv' con qui te quittait
Le regard noyé d'un chien

Ça va ça vient

J'ai dit pour te consoler
Des conneries
T'as frotté ton petit nez
Et t'as ri
Tu jouais les affranchies
Sans chichi
La nuit que je t'ai connue
T'étais nue

T'aimais pas un sou vaillant
Sauf ton corps
Mais ton corps c'était payant
Un trésor
Un trésor que tu donnais
Comme on vide son port' monnaie
Dans la main d'un plus paumé

Ça va ça vient

Depuis tout c'qu'on s'est donné
De bonheur
Pour se dire on se retenait
La pudeur
Mais ton corps c'était payant
Un trésor
T'aimais pas un sou vaillant
Sauf ton corps

T'es plus jolie que jamais
Sauf le cœur
Ton cœur n'a plus la chaleur
Que j'aimais
Il bat au rythme du fric
Il vit à l'ombre des flics
Il ne dit plus aux copains

Ça va ça vient

Si tu l' laissais s'échapper
Du frigo
Je saurais le rattraper
Tout de go
Mêm' s'il n'a plus la chaleur
Que j'aimais
T'es plus jolie que jamais
Sauf le cœur.

paroles et musique Boby LAPOINTE



LA MAMAN DES POISSONS

 

Si l'on ne voit pas pleurer les poissons
Qui sont dans l'eau profonde
C'est que jamais quand ils sont polissons
Leur maman ne les gronde

Quand ils s'oublient à faire pipi au lit
Ou bien sur leurs chaussettes
Ou à cracher comme des pas polis
Elle reste muette

La maman des poissons elle est bien gentille !

Elle ne leur fait jamais la vie
Ne leur fait jamais de tartine
Ils mangent quand ils ont envie
Et quand ça a dîné ça r'dîne

La maman des poissons elle a l'œil tout rond
On ne la voit jamais froncer les sourcils
Ses petits l'aiment bien, elle est bien gentille
Et moi je l'aime bien avec du citron

La maman des poissons elle est bien gentille !

S'ils veulent prendre un petit vers
Elle les approuve de deux ouïes
Leur montrant comment sans ennuis
On les décroche de leur patère

La maman des poissons elle a l'œil tout rond
On ne la voit jamais froncer les sourcils
Ses petits l'aiment bien, elle est bien gentille
Et moi je l'aime bien avec du citron

La maman des poissons elle est bien gentille !

S'ils veulent être maquereaux
C'est pas elle qui les empêche
De s'faire des raies bleues sur le dos
Dans un banc à peinture fraîche

La maman des poissons elle a l'œil tout rond
On ne la voit jamais froncer les sourcils
Ses petits l'aiment bien, elle est bien gentille
Et moi je l'aime bien avec du citron

La maman des poissons elle est bien gentille !

J'en connais un qui s'est marié
A une grande raie publique
Il dit quand elle lui fait la nique
"Ah! qu'est-ce qui tu me fais, ma raie !"

La maman des poissons elle a l'oeil tout rond
On ne la voit jamais froncer les sourcils
Ses petits l'aiment bien, elle est bien gentille
Et moi je l'aime bien avec du citron

Si l'on ne voit pas pleurer les poissons
Qui sont dans l'eau profonde
C'est que jamais quand ils sont polissons
Leur maman ne les gronde

Quand ils s'oublient à faire pipi au lit
Ou bien sur leurs chaussettes
Ou à cracher comme des pas polis
Elle reste muette

La maman des poissons elle est bien gentille !


paroles et musique Boby LAPOINTE

 

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Gilbert LAFFAILLE  posté le samedi 26 avril 2008 07:03

après Yvan DAUTIN, Morice BENIN, Henri TACHAN et avant Boby LAPOINTE et Jacques BREL

voici ma quatrième « référence » principale, pour mes écritures et mes idées

Gilbert LAFFAILLE


« Deux minutes fugitives »
une chanson qui m’a « pénétré » et qui n’est jamais ressortie … l’art de poser des mots durs sur une musique douce

à écouter sur http://www.myspace.com/gilbertlaffaille  
avec quelques autres chansons et sa présentation

chaque fois que j’ai vu Gilbert Laffaille sur scène, la claque !
avec du recul, j’ai découvert tout ce qu’il m’avait apporté …
pour découvrir une autre présentation de son parcours
http://www.chorus-chanson.fr/HOME2/NUMERO29/dossierlaffaille29.htm   

et pour lire d’autres textes

http://www.paroles.net/chansons/1510.1/Gilbert-Laffaille

voici 3 textes
Le maître d'école
À la vie, à la mort
La tête ailleurs

 

 
 

LE MAÎTRE D’ÉCOLE

 

J'aimais bien le maître d'école
Il nous lisait des poésies
Mais aujourd'hui la ville est folle
Même les enfants ont des fusils

Où est la chanson de Prévert ?
Tous les oiseaux ont disparu
Y a pas de bois pour cet hiver
Et plus un arbre dans les rues

Il est loin le temps des cerises
Et du chemin des amoureux
Les filles se donnent pour des devises
Et les garçons se battent entre eux

J'aimais bien le maître d'école
Il nous faisait chanter debout
Et on se terre dans les sous-sol
Tout le pays est à genoux

Il est parti sans sa valise
On n'a pas pu lui dire adieu
Ils vont prier dans les églises
Et font la guerre au nom de Dieu

J'aimais bien le maître d'école
Son bon sourire et ses yeux doux
Il était libre de paroles
Et nous donnait confiance en nous

Qu'est-ce que tu veux que je te dise ?
Il est tombé devant mes yeux
J'ai vu le sang sur sa chemise
J'ai quatorze ans et je suis vieux.

 

Paroles et musique Gilbert LAFFAILLE

 

À LA VIE À LA MORT

C'est l'odeur de la terre qui monte après la pluie
Une femme éveillée près d'un enfant qui dort
La douceur du silence et la peur de la nuit
C'est une histoire d'amour à la vie à la mort

Un chemin de forêt qui se perd dans la brume
Comme un ruisseau d'argent sur la buée d'un miroir
C'est un rêve d'automne où de grands feux s'allument
Une source d'eau vive au fond de ma mémoire

C'est le vent qui se lève et le blé qui ondule
Quelques grains de pollen au cœur d'un bouton d'or
Le noyau de l'atome et le sang des globules
C'est une histoire d'amour à la vie à la mort

La chanson des roseaux dans le vent du matin
Un enfant qui sourit dans un livre d'images
Tous les oiseaux du ciel à portée de la main
Tous les bruits de la mer au creux d'un coquillage

C'est un point dans l'espace où les jours se confondent
Une lueur d'incendie entre l'aube et l'aurore
C'est la fin de l'hiver et le début du monde
C'est une histoire d'amour à la vie à la mort

C'est une étoile de mer sur le sable mouillé
C'est l'univers entier dans le bleu d'un regard
Un rayon de soleil qui joue sur l'oreiller
Quelques mots, quelques rimes, un accord de guitare...

Ou l'odeur de la terre qui monte après la pluie
Une femme éveillée près d'un enfant qui dort
La douceur du silence et la peur de la nuit
C'est une histoire d'amour à la vie à la mort

Paroles et musique Gilbert LAFFAILLE

 

LA TÊTE AILLEURS

 

J'ai la tête ailleurs
Je suis pas meilleur
Ni pire qu'à vingt ans
Je suis bien le même
Qui te dit je t'aime
Mais de temps en temps
Je suis dans la lune
Couché sur les dunes
Ou les pieds dans l'eau
Certains jours de fête
Il y a dans ma tête
Un petit vélo

J'ai vécu d'eau fraîche
De pommes et de pêches
Dormi comme un roi
Construit des cabanes
Adoré Peau d'Âne
Et Robin des Bois
J'ai dit des bêtises
Porté des valises
Fait tous les boulots
Donné ma parole
Perdu la boussole
Et bu au goulot

J'ai la tête ailleurs
Je suis pas meilleur
Ni pire qu'à vingt ans
Je suis bien le même
Qui te dit je t'aime
Mais de temps en temps
Un oiseau se pose
Il y a quelque chose
Un air de lilas
Je rêve en plein jour
Au coin du faubourg
Je ne suis plus là

J'ai couru le monde
Les îles de la Sonde
Et les pays froids
Découvert mon âme
Le parfum des femmes
Et les draps de soie
J'ai pris quelques tasses
Mangé des limaces
Appris à nager
La vraie vie me soûle
Je suis dans la foule
Comme un étranger

J'ai la tête ailleurs
Je suis pas meilleur
Ni pire qu'à vingt ans
J'ai aimé la mer
L'ocre et l'outremer
Le sable et le vent
Marché dans les ronces
Cherché des réponses
Au bord du chaos
J'ai vu le Népal
Le ciel du Bengale
Et Curaçao

Je suis dans la lune
Couché sur les dunes
Ou les pieds dans l'eau
Certains jours de fête
Il y a dans ma tête
Un petit vélo
J'ai fait le voyage
Des gens de mon âge
Plus d'un demi-tour
Et j'ai sur la langue
Comme un goût de mangue
Une envie d'amour.

 

Paroles et musique Gilbert LAFFAILLE

 

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Yvan DAUTIN  posté le dimanche 06 avril 2008 07:06

Blog de chantsongs : CHANTSONGS 2, Yvan DAUTIN

Yvan DAUTIN

 

voici ma troisième « influence » principale pour les idées et l’écriture de textes de chansons ( sur 6 )

après Môrice BENIN et Henri TACHAN dont j’ai parlé dans la catégorie « hommages »
Yvan DAUTIN, Auteur Compositeur Interprète peu connu actuellement, et c’est dommage
quelques chansons ont eu il y a maintenant une trentaine d’année quelques « succès » comme « La malmariée »

 

j’ai découvert son premier disque en 1975 … avec des mots bien souvent teintés d’humour et de cynisme pour évoquer des sujets graves


quelques années plus tard, « Boulevard des Batignolles » ( sur un texte d’
Etienne Roda Gil ) fut le seul « tube » qui le fit connaître un peu plus … en 1982
il a fait tellement de choses par la suite …

 

ce n’est pas facile de parler de lui, il faut l’écouter ! …
alors voici un lien pour découvrir Yvan et son parcours
http://yvandautin.canalblog.com/archives/2007/08/28/6026110.html
  
 

je vous présente 3 textes

La malmariée
La scie

Come un brin de paille

 

et pour lire d’autres textes de ses chansons

http://www.paroles.net/chansons/2005.1/Yvan-Dautin

LA MAMARIÉE

 

La malmariée est à la traine

Elle est dans ses petits souliers
Vernis
La malmariée est souveraine
Quand elle frissonne sous la pluie

Sous la pluie

 

Péché de chair flaque de sang

La malmariée a dix-sept ans

Dans ses yeux je vois des bateaux

Qui coulent qui coulent

Comme des larmes

 

La malmariée est à la traine

Elle a le cœur tout barbouillé

Tout gris

La malmariée est souveraine

Quand elle pleure quand elle dit oui

Elle a dit oui

 

Et dieu le père se paie content

Le plaisir de la voir en blanc

Dans ses yeux je vois des bateaux

Qui coulent qui coulent

Comme des larmes

 

La malmariée est à la traine

Dansez dansez petits souliers

Vernis

Et dites-lui brise tes chaînes

Va-t’en voir là-bas si j’y suis ( ter )

 

Paroles et musique d’Yvan DAUTIN

 

  LA SCIE

 

C'est ici qu'Alexis scie
La si lascive Sissi
Avec une scie, assis !
Ça va comment ces temps-ci ?

Alexis prend le scie tard
Six mois c'est long dit Sissi
Tiens ! Puisque c'est ainsi, gare !
Alexis fume, non c'est la scie

Alexis n'en a qu'une
Il a six scies sous la lune
Las, ces six scies sont si molles
Que sa Sissi se désole

Alexis n'en peut mais si !
Allez vas-y ! dit Sissi
Dans son caisson à fleurs bleues
C'est intimité; c'est nous deux

{Refrain:}
Avec des si on peut tout faire
On peut surtout faire illusion
Alexis scie sa partenaire
Et plus il scie plus la scie fond

Ça c'est du music-hall qu' ose
Nous faire voir la vie en rose
Au lit, au Lido, ça paye
La queue et les deux oreilles

Pendant qu'Alexis clope
Sissi lit l'Odyssée, chouette,
Elle se dit que Pénélope
Se faisait scier la bébête

{au Refrain, x2}

C'est ici qu'Alexis scie
La si lascive Sissi
Avec une scie, assis
Ça va comment ? C'est fini

 

Paroles et musique d’Yvan DAUTIN

 

COMME UN BRIN DE PAILLE

Comme un brin de paille
Porté par le vent mauvais
L'amour s'est envolé
Mais toi, tu cours après
Ses funérailles
Comme un brin de paille
L'amour s'est envolé

Et le jour se lève
Comme si de rien n'était
L'amour n'est plus aimé
Mais toi, tu cours après
Ses funérailles
Et le jour se lève
L'amour n'est plus aimé

Tu portes un vieux chandail
Et t'as le cœur noué
Comme un train qui déraille
Tu voudrais recoller
Les morceaux du passé
Vaille que vaille

Comme un brin de paille
Porté par le vent mauvais
L'amour s'est envolé
Mais toi, tu cours après
Ses funérailles
Comme un brin de paille
L'amour s'est envolé

Tu fais l'épouvantail
De cafés en cafés
Comme un train qui déraille
Fini le temps d'aimer
Car cet amour n'était
Qu'un feu de paille

Où donc est-il ?
Où donc est-elle ?
Que reste-t-il de tout ce miel ?
Des larmes de sel

Tu fais l'épouvantail
De cafés en cafés
Comme un train qui déraille
Fini le temps d'aimer
Car cet amour n'était
Qu'un feu de paille

 

Paroles: Yvan DAUTIN

Musique: Angelo ZURZOLO

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Morice BENIN  posté le samedi 15 mars 2008 07:46

 

Morice BENIN

 

quand je l’ai rencontré pour la première fois, en tant que spectateur, il y a 30 ans environ

ce fut LA découverte 

de retour chez moi, je m’étais précipité sur son disque pour lire les textes et j’ai remarqué que, dans la plupart des chansons, les vers ne rimaient pas

je ne m’en étais pas rendu compte en l’écoutant sur scène !

et ça « passait » magnifiquement bien …

de concert en concert à Paris, son univers s’est greffé en moi

… une trace indélébile

quelques années plus tard … à Marseille, je l’ai revu

j’ai pu lui parler et lui présenter quelques uns de mes textes

il a mis en musique l’un d’entre eux ( il se trouve sur le C.D. « Atteindre »  ) 

Bernard Pichardie

 

 

Morice BENIN

« Homme-arbre » de la chanson française caressant les étoiles

et pénétrant le ventre de la terre.
De surprise en émotion, il nous entraîne au plus profond de nous, au voyage de la fraternité, de l'humour, de la passion.

Chacune de ses œuvres est un trésor de sensibilité, au texte percutant, à la musique unique et intense.

Hors des sentiers battus de la variété vide et des pensées uniques de l'époque, aucun texte, aucune musique ne laissent indifférent, aucune œuvre ne se ressemble mais chacune apporte une force, un bagage léger et essentiel pour rester soi, avec les autres …

 

 

JE CHANTE POUR DEMAIN

 

Pour peindre de ma voix au chevalet terrestre,
Maintenir la flamme allumée dans la tête
Avec mes rabâchages, mes tics, ma dégaine,
Je chante quand même

Pour tendre la main aux miséreux de l'être,
Me sachant moi-même secouru par des hommes,
Combattre sans répit le plus fou des reptiles :
Notre orgueil planqué sous notre intelligence.

Même s'il ne me restait plus qu'un filet de voix
Dans ma gorge rétrécie, dans mon corps en déclin
Quand l'horreur s'installe au seuil du désespoir
A force de buter au mur du quotidien.

Pour la reconnaissance d'une trace originelle
Mais contre les croyances, contre les certitudes,
Simplement rendre grâce à celui ou à celle
Qui insuffle en mon corps cette force de vivre.

Dans le meilleur des cas, peut-être pour me peindre,
Conscient qu'il me manquera toujours quelques couleurs.
Pour le tableau final, la presque-pureté
Et c'est ce manque même qui me fait être un homme.

Homme d'essence primaire,
Homme animal traqué,
Homme-loup, homme-biche,
Le meilleur ou le pire.
En nous cette fontaine ou cette marée noire,
Cette rage rentrée ou ce don de tendresse,
Je chante pour demain.

 

paroles et musique Morice BENIN

 

 

L’ÉGLANTINE DE MON JARDIN

 

Elle a les mains devant son cœur, des doigts qui touchent des parfums,

Des pieds qui n'ont pas de moteur, et des gestes de physiciens,

L'églantine de mon jardin...

Elle a des amours de jeunesse qu'elle porte comme des petits chats

Quand on lui dit de les poser, elle vous regarde, ne comprend pas,

L'églantine de mon jardin...

 

Elle n'a pas de nom, pas de vie, elle vit seulement à quatre heures

Dans une chambre loin d'ici où se révèlent ses envies...

L'églantine de mon jardin...

Elle fait de la faiblesse comme d'autres font de la fierté,

Elle vous domine quand elle se baisse et ramasse votre fierté

L'églantine de mon jardin...

 

Elle a de la mélancolie qui ressemble à de la vertu

Quand on la pose sur un lit on dirait une enfant perdue

L'églantine de mon jardin...

Elle n'a pas de nom pas de vie, elle vit seulement à quatre heures

Dans une chambre loin d'ici où se révèlent ses envies...

L'églantine de mon jardin...

 

Elle a des lèvres entr'ouvertes d'où s'échappent des serpents

Qui se posent sur mes lèvres, envahissent mon étang...

L'églantine de mon jardin...

Elle a des barrières infranchies qu'elle n'ose pas escalader

Quand elle parle: elle rit et se penche pour vous regarder...

L'églantine de mon jardin...

 

Elle a bien un nom, une vie, mais je ne m'en rappelle plus

Elle s'est éclose dans ma vie, au jardin des sentiers battus,

L'églantine de mon jardin...

 

paroles et musique Morice BENIN

 

 

PLUS TU ES HEUREUX …

 

Plus tu es heureux, mieux t'acceptes les autres,

si tu t'aimes un peu, alors t'aimes les autres

C'est pas question d'orgueil, c'est question de repos,

si t'as envie de vivre, tu décourbes ton dos

Tu te couvres d'un linge que tu as délavé,

à l'eau des dinosaures "culture société"

Quand tu étais petit souviens-toi de ces marques,

on t'apprenait déjà que jouir ... C'était le diable

Tu n'as pas rétabli le moulage des cons,

il est dans la fosse commune de ta conscience

La même qui te parlait de cette moralité,

à te faire bander devant les pissotières

Plus tu es heureux, mieux t'acceptes les autres...

 

Tu remplaces le marbre qui gît dans ton cerveau,

par des feuilles de buis qui claquent quand on les brûle

Écoute les enfants piaffer autour de toi,

cette petite fille qui te demandera :

Est-ce que tu as toujours des étoiles sur toi,

est-ce que les pierres crient quand la source les noie ?

Est-ce que les fourmis ont des sacs de rêve,

à cheval sur leur dos qu'elles portent à leur tanière ?

Plus tu es heureux, mieux t'acceptes les autres...

 

Tu n'as pas inscris ta fiche perforées,

dans nos amours pirates, tu aimes comme tu respires

Un arabe est passé, tu as envie de lui,

je le regarde pénétrer dans ton sourire

Y a pas de prophétie à faire avec tout ça,

tu le découvres un jour on bien tu le sens pas

Mon copain Isidore s'est fait une famille,

en écoutant piaffer des rossignols la nuit

Plus tu es heureux, mieux t'acceptes les autres...

 

Que tu sortes à peine de ton carcan social,

où que tu te sentes prêt à plonger dans l'espace

Cela importe peu ce qui est important,

c'est que tu brûles enfin que tu remues dedans

Un jour nous aurons des manuels de politik interne,

certains bouquins d'histoire à foutre dans les poubelles

Ce sera l'avènement des sens débridés,

des gens qui se pénètrent sans se présenter...

Comment tu t'appelles, qu'est-ce que tu fais dans la vie,

combien t'as de médailles, t'es de quel parti

T'as pas du tout besoin d'avoir des références,

ni de te justifier de cette merde immense

Ton monde est dans ta tête d'abord..,

ensuite dans tes mains...

PLUS TU ES HEUREUX...

Plus tu es heureux, mieux t'acceptes les autres...

 

paroles et musique Morice BENIN

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AH ! TACHANT …  posté le lundi 18 février 2008 15:30

Blog de chantsongs : CHANTSONGS 2, AH ! TACHANT …

AH ! TACHANT …

HENRI TACHANT

j'ai eu la chance de le rencontrer en avril 2006 et de lui dire qu'il était une de mes références en écriture et au niveau des idées ...

ma « rencontre » précédente, uniquement en tant que spectateur en 1982 à Bobino,
m’a fait découvrir un homme capable d’humour, d’humeur et d’amour … mais ce sont surtout ses révoltes qui se sont ancrées en moi

avec du recul, j’ai compris, grâce à lui, que dans la chanson, si on ne veut pas faire de la daube, il faut écrire avec ses tripes

le dernier C.D. « De la pluie et du beau temps »



le site
http://www.tachan.org  

pour lire des textes de chansons

http://www.paroles.net/chansons/1892.1/Henri-Tachan  

j’ai choisi 3 textes … ( difficile de choisir ! ! ! )
mais il y a aussi « Une pipe à pépé » ( à ne pas mettre sous les yeux des plus jeunes ), « Le parti des petits lapins », « Le garçon qui te sert », « Un homme va mourir », « J’ai pas vécu », « Laurel et Hardy », « Ma femme », « La tendresse », « Le lit », « On est tous des putes », « Un piano », « Tarzan » … … …

LES Z’HOMMES

Font leur pipi contre les murs,
Quelquefois même sur leurs chaussures,
Pisser debout ça les rassure,
Les z'hommes,
Z'ont leur p'tit jet horizontal,
Leur p'tit siphon, leurs deux baballes,
Peuvent jouer à la bataille navale,
Les z'hommes,
Z'ont leur p'tit sceptre dans leur culotte,
Leur p'tit périscope sous la flotte,
Z'ont le bâton ou la carotte,
Les z'hommes,
Et au nom de ce bout de bidoche
Qui leur pendouille sous la brioche,
Ils font des guerres, ils font des mioches,
Les z'hommes...

Ils se racontent leurs conquêtes,
Leurs péripéties de braguette,
Dans des gros rires à la buvette,
Les z'hommes,
Ils se racontent leur guéguerre,
Leurs nostalgies de militaires,
Une lalarme à la paupière,
Les z'hommes,
Virilité en bandoulière,
Orgueil roulé en bandes molletières,
Agressivité en œillères,
Les z'hommes,
Ils te traiteront de pédé,
De gonzesse et de dégonflé,
A moins que tu ne sortes dehors si t'es
Un homme...

Z'aiment les femmes comme des fous,
C'est si pervers et c'est si doux,
"Enfin quoi ! c'est pas comme nous,
Les z'hommes".
Z'aiment les femmes à la folie,
Passives, muettes et jolies
De préférence dans le lit,
Des z'hommes,
Au baby-room ou au boudoir,
A la tortore ou au trottoir,
Z'aiment les femmes sans espoir,
Les z'hommes,
Prostituées ou Pénélopes,
Apprivoisées ou antilopes,
"Toutes les femmes sont des salopes"
Pour les z'hommes...

C'est en quatre vingt treize, je crois
Qu'ils ont tué la femme du roi
Et la déclaration des Droits
De l'Homme,
C'est depuis deux mille ans, je pense,
Qu'ils décapitent en silence
Les femmes d'ailleurs et de France,
Les z'hommes,
Z'ont abattu les Thibétaines,
Z'ont fricassé les Africaines,
Z'ont indigné les Indiennes,
Les z'hommes,
Z'ont mis le voile aux Algériennes,
La chasteté aux châtelaines
Et le tablier à Mémène,
Les z'hommes...

Excusez-moi, mais elle me gratte,
Ma pauvre peau de phallocrate,
Dans la région de la prostate
Des z'hommes,
Excusez-moi, mais je me tire,
Sans un regret, sans un soupir,
De votre maffia, votre empire
Des z'hommes,
A chacun sa révolution,
Aurais-je seulement des compagnons
Qui partagent l'indignation
D'un homme ?


paroles et musique

Henri TACHAN


L’AMOUR ET L’AMITIÉ 

Entre l'amour et l'amitié
Il n'y a qu'un lit de différence,
Un simple "pageot", un "pucier"
Où deux animaux se dépensent,
Et quand s'installe la tendresse
Entre nos corps qui s'apprivoisent,
Que platoniquement je caresse
De mes yeux ta bouche framboise,
Alors l'amour et l'amitié
N'est-ce pas la même romance ?
Entre l'amour et l'amitié
Dites-moi donc la différence...

Je t'aime, mon amour, mon petit,
Je t'aime, mon amour, mon amie...

Entre l'amour et l'amitié

Ils ont barbelé des frontières,
Nos sentiments étiquetés,
Et si on aime trop sa mère
Ou bien son pote ou bien son chien,
Il paraît qu'on est en eau trouble,
Qu'on est cliniquement freudien
Ou inverti ou agent double,
Alors que l'amour et l'amitié
Ont la même gueule d'innocence,
Entre l'amour et l'amitié
Dites-moi donc la différence...

Je t'aime, mon amour, mon petit,
Je t'aime, mon amour, mon amie...

Entre l'amour et l'amitié
La pudeur a forgé sa chaîne,
A la barbe du Monde entier
Et de ses gros rires gras de haine,
Bon an, mal an, les deux compagnes
Se dédoublent ou bien s'entremêlent,
Comme sur la haute montagne
Le ciel et la neige éternelle,
Entre l'amour et l'amitié
Se cache un petit bout d'enfance,
Entre l'amour et l'amitié
Il n'y a qu'un lit de différence...

Je t'aime, mon amour, mon petit,
Je t'aime, mon amour, mon amie!

paroles et musique

Henri TACHAN


DUPONT
 

C'est pas parce que tu as trois ou
Quatre générations en tout
Bien empilées dans ta valise,
Bien tatouées sous ta chemise,
C'est parce que tu t'appelles Dupont
Qu' t'en as plus dans le pantalon...
Moi, j'en connais des Arturo,
Des Isaac, des hidalgos,
Des petits français de gouttière,
Des gentils gaulois de barrière
Qui te valent, pauvre franchouillot !

C'est bien parce que je m'appelais Tachdjian
Que cet enfoiré d'enseignant
M'a fait re-répéter mon nom
En travers, en large et en long,
J'avais onze ans, c'était la nuit,
J'y repense encore aujourd'hui...
Je le jure sur toutes vos races,
Je vous jure que c'est dégueulasse,
Je souhaite à cet instituteur
Que sa fille perde sa candeur
Avec le nègre d'en face !

Si tu savais comme je serais bien,
En plus d'être un peu arménien,
Si j'étais également arabe
Juif-allemand avec une barbe,
Enfin bref, un de ces métèques
Qui te piquent ta femme et ton steak ...
Dors tranquille, mon pauvre Dupont,
Sur tes deux oreilles, sur ton nom,
Personne ne songe vraiment
A t'arracher les ongles et les dents

A part ton vieil ami Durand !
A part ton vieil ami Durand !
A part ton vieil ami Durand !
 


paroles

Henri TACHAN

musique

Henri TACHAN et Pierre PERRET

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