hommages

Morice BENIN  (hommages) posté le samedi 15 mars 2008 07:46

 

Morice BENIN

 

quand je l’ai rencontré pour la première fois, en tant que spectateur, il y a 30 ans environ

ce fut LA découverte 

de retour chez moi, je m’étais précipité sur son disque pour lire les textes et j’ai remarqué que, dans la plupart des chansons, les vers ne rimaient pas

je ne m’en étais pas rendu compte en l’écoutant sur scène !

et ça « passait » magnifiquement bien …

de concert en concert à Paris, son univers s’est greffé en moi

… une trace indélébile

quelques années plus tard … à Marseille, je l’ai revu

j’ai pu lui parler et lui présenter quelques uns de mes textes

il a mis en musique l’un d’entre eux ( il se trouve sur le C.D. « Atteindre »  ) 

Bernard Pichardie

 

 

Morice BENIN

« Homme-arbre » de la chanson française caressant les étoiles

et pénétrant le ventre de la terre.
De surprise en émotion, il nous entraîne au plus profond de nous, au voyage de la fraternité, de l'humour, de la passion.

Chacune de ses œuvres est un trésor de sensibilité, au texte percutant, à la musique unique et intense.

Hors des sentiers battus de la variété vide et des pensées uniques de l'époque, aucun texte, aucune musique ne laissent indifférent, aucune œuvre ne se ressemble mais chacune apporte une force, un bagage léger et essentiel pour rester soi, avec les autres …

 

 

JE CHANTE POUR DEMAIN

 

Pour peindre de ma voix au chevalet terrestre,
Maintenir la flamme allumée dans la tête
Avec mes rabâchages, mes tics, ma dégaine,
Je chante quand même

Pour tendre la main aux miséreux de l'être,
Me sachant moi-même secouru par des hommes,
Combattre sans répit le plus fou des reptiles :
Notre orgueil planqué sous notre intelligence.

Même s'il ne me restait plus qu'un filet de voix
Dans ma gorge rétrécie, dans mon corps en déclin
Quand l'horreur s'installe au seuil du désespoir
A force de buter au mur du quotidien.

Pour la reconnaissance d'une trace originelle
Mais contre les croyances, contre les certitudes,
Simplement rendre grâce à celui ou à celle
Qui insuffle en mon corps cette force de vivre.

Dans le meilleur des cas, peut-être pour me peindre,
Conscient qu'il me manquera toujours quelques couleurs.
Pour le tableau final, la presque-pureté
Et c'est ce manque même qui me fait être un homme.

Homme d'essence primaire,
Homme animal traqué,
Homme-loup, homme-biche,
Le meilleur ou le pire.
En nous cette fontaine ou cette marée noire,
Cette rage rentrée ou ce don de tendresse,
Je chante pour demain.

 

paroles et musique Morice BENIN

 

 

L’ÉGLANTINE DE MON JARDIN

 

Elle a les mains devant son cœur, des doigts qui touchent des parfums,

Des pieds qui n'ont pas de moteur, et des gestes de physiciens,

L'églantine de mon jardin...

Elle a des amours de jeunesse qu'elle porte comme des petits chats

Quand on lui dit de les poser, elle vous regarde, ne comprend pas,

L'églantine de mon jardin...

 

Elle n'a pas de nom, pas de vie, elle vit seulement à quatre heures

Dans une chambre loin d'ici où se révèlent ses envies...

L'églantine de mon jardin...

Elle fait de la faiblesse comme d'autres font de la fierté,

Elle vous domine quand elle se baisse et ramasse votre fierté

L'églantine de mon jardin...

 

Elle a de la mélancolie qui ressemble à de la vertu

Quand on la pose sur un lit on dirait une enfant perdue

L'églantine de mon jardin...

Elle n'a pas de nom pas de vie, elle vit seulement à quatre heures

Dans une chambre loin d'ici où se révèlent ses envies...

L'églantine de mon jardin...

 

Elle a des lèvres entr'ouvertes d'où s'échappent des serpents

Qui se posent sur mes lèvres, envahissent mon étang...

L'églantine de mon jardin...

Elle a des barrières infranchies qu'elle n'ose pas escalader

Quand elle parle: elle rit et se penche pour vous regarder...

L'églantine de mon jardin...

 

Elle a bien un nom, une vie, mais je ne m'en rappelle plus

Elle s'est éclose dans ma vie, au jardin des sentiers battus,

L'églantine de mon jardin...

 

paroles et musique Morice BENIN

 

 

PLUS TU ES HEUREUX …

 

Plus tu es heureux, mieux t'acceptes les autres,

si tu t'aimes un peu, alors t'aimes les autres

C'est pas question d'orgueil, c'est question de repos,

si t'as envie de vivre, tu décourbes ton dos

Tu te couvres d'un linge que tu as délavé,

à l'eau des dinosaures "culture société"

Quand tu étais petit souviens-toi de ces marques,

on t'apprenait déjà que jouir ... C'était le diable

Tu n'as pas rétabli le moulage des cons,

il est dans la fosse commune de ta conscience

La même qui te parlait de cette moralité,

à te faire bander devant les pissotières

Plus tu es heureux, mieux t'acceptes les autres...

 

Tu remplaces le marbre qui gît dans ton cerveau,

par des feuilles de buis qui claquent quand on les brûle

Écoute les enfants piaffer autour de toi,

cette petite fille qui te demandera :

Est-ce que tu as toujours des étoiles sur toi,

est-ce que les pierres crient quand la source les noie ?

Est-ce que les fourmis ont des sacs de rêve,

à cheval sur leur dos qu'elles portent à leur tanière ?

Plus tu es heureux, mieux t'acceptes les autres...

 

Tu n'as pas inscris ta fiche perforées,

dans nos amours pirates, tu aimes comme tu respires

Un arabe est passé, tu as envie de lui,

je le regarde pénétrer dans ton sourire

Y a pas de prophétie à faire avec tout ça,

tu le découvres un jour on bien tu le sens pas

Mon copain Isidore s'est fait une famille,

en écoutant piaffer des rossignols la nuit

Plus tu es heureux, mieux t'acceptes les autres...

 

Que tu sortes à peine de ton carcan social,

où que tu te sentes prêt à plonger dans l'espace

Cela importe peu ce qui est important,

c'est que tu brûles enfin que tu remues dedans

Un jour nous aurons des manuels de politik interne,

certains bouquins d'histoire à foutre dans les poubelles

Ce sera l'avènement des sens débridés,

des gens qui se pénètrent sans se présenter...

Comment tu t'appelles, qu'est-ce que tu fais dans la vie,

combien t'as de médailles, t'es de quel parti

T'as pas du tout besoin d'avoir des références,

ni de te justifier de cette merde immense

Ton monde est dans ta tête d'abord..,

ensuite dans tes mains...

PLUS TU ES HEUREUX...

Plus tu es heureux, mieux t'acceptes les autres...

 

paroles et musique Morice BENIN

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AH ! TACHANT …  (hommages) posté le lundi 18 février 2008 15:30

AH ! TACHANT …

HENRI TACHANT

j'ai eu la chance de le rencontrer en avril 2006 et de lui dire qu'il était une de mes références en écriture et au niveau des idées ...

ma « rencontre » précédente, uniquement en tant que spectateur en 1982 à Bobino,
m’a fait découvrir un homme capable d’humour, d’humeur et d’amour … mais ce sont surtout ses révoltes qui se sont ancrées en moi

avec du recul, j’ai compris, grâce à lui, que dans la chanson, si on ne veut pas faire de la daube, il faut écrire avec ses tripes

le dernier C.D. « De la pluie et du beau temps »



le site
http://www.tachan.org  

pour lire des textes de chansons

http://www.paroles.net/chansons/1892.1/Henri-Tachan  

j’ai choisi 3 textes … ( difficile de choisir ! ! ! )
mais il y a aussi « Une pipe à pépé » ( à ne pas mettre sous les yeux des plus jeunes ), « Le parti des petits lapins », « Le garçon qui te sert », « Un homme va mourir », « J’ai pas vécu », « Laurel et Hardy », « Ma femme », « La tendresse », « Le lit », « On est tous des putes », « Un piano », « Tarzan » … … …

LES Z’HOMMES

Font leur pipi contre les murs,
Quelquefois même sur leurs chaussures,
Pisser debout ça les rassure,
Les z'hommes,
Z'ont leur p'tit jet horizontal,
Leur p'tit siphon, leurs deux baballes,
Peuvent jouer à la bataille navale,
Les z'hommes,
Z'ont leur p'tit sceptre dans leur culotte,
Leur p'tit périscope sous la flotte,
Z'ont le bâton ou la carotte,
Les z'hommes,
Et au nom de ce bout de bidoche
Qui leur pendouille sous la brioche,
Ils font des guerres, ils font des mioches,
Les z'hommes...

Ils se racontent leurs conquêtes,
Leurs péripéties de braguette,
Dans des gros rires à la buvette,
Les z'hommes,
Ils se racontent leur guéguerre,
Leurs nostalgies de militaires,
Une lalarme à la paupière,
Les z'hommes,
Virilité en bandoulière,
Orgueil roulé en bandes molletières,
Agressivité en œillères,
Les z'hommes,
Ils te traiteront de pédé,
De gonzesse et de dégonflé,
A moins que tu ne sortes dehors si t'es
Un homme...

Z'aiment les femmes comme des fous,
C'est si pervers et c'est si doux,
"Enfin quoi ! c'est pas comme nous,
Les z'hommes".
Z'aiment les femmes à la folie,
Passives, muettes et jolies
De préférence dans le lit,
Des z'hommes,
Au baby-room ou au boudoir,
A la tortore ou au trottoir,
Z'aiment les femmes sans espoir,
Les z'hommes,
Prostituées ou Pénélopes,
Apprivoisées ou antilopes,
"Toutes les femmes sont des salopes"
Pour les z'hommes...

C'est en quatre vingt treize, je crois
Qu'ils ont tué la femme du roi
Et la déclaration des Droits
De l'Homme,
C'est depuis deux mille ans, je pense,
Qu'ils décapitent en silence
Les femmes d'ailleurs et de France,
Les z'hommes,
Z'ont abattu les Thibétaines,
Z'ont fricassé les Africaines,
Z'ont indigné les Indiennes,
Les z'hommes,
Z'ont mis le voile aux Algériennes,
La chasteté aux châtelaines
Et le tablier à Mémène,
Les z'hommes...

Excusez-moi, mais elle me gratte,
Ma pauvre peau de phallocrate,
Dans la région de la prostate
Des z'hommes,
Excusez-moi, mais je me tire,
Sans un regret, sans un soupir,
De votre maffia, votre empire
Des z'hommes,
A chacun sa révolution,
Aurais-je seulement des compagnons
Qui partagent l'indignation
D'un homme ?


paroles et musique

Henri TACHAN


L’AMOUR ET L’AMITIÉ 

Entre l'amour et l'amitié
Il n'y a qu'un lit de différence,
Un simple "pageot", un "pucier"
Où deux animaux se dépensent,
Et quand s'installe la tendresse
Entre nos corps qui s'apprivoisent,
Que platoniquement je caresse
De mes yeux ta bouche framboise,
Alors l'amour et l'amitié
N'est-ce pas la même romance ?
Entre l'amour et l'amitié
Dites-moi donc la différence...

Je t'aime, mon amour, mon petit,
Je t'aime, mon amour, mon amie...

Entre l'amour et l'amitié

Ils ont barbelé des frontières,
Nos sentiments étiquetés,
Et si on aime trop sa mère
Ou bien son pote ou bien son chien,
Il paraît qu'on est en eau trouble,
Qu'on est cliniquement freudien
Ou inverti ou agent double,
Alors que l'amour et l'amitié
Ont la même gueule d'innocence,
Entre l'amour et l'amitié
Dites-moi donc la différence...

Je t'aime, mon amour, mon petit,
Je t'aime, mon amour, mon amie...

Entre l'amour et l'amitié
La pudeur a forgé sa chaîne,
A la barbe du Monde entier
Et de ses gros rires gras de haine,
Bon an, mal an, les deux compagnes
Se dédoublent ou bien s'entremêlent,
Comme sur la haute montagne
Le ciel et la neige éternelle,
Entre l'amour et l'amitié
Se cache un petit bout d'enfance,
Entre l'amour et l'amitié
Il n'y a qu'un lit de différence...

Je t'aime, mon amour, mon petit,
Je t'aime, mon amour, mon amie!

paroles et musique

Henri TACHAN


DUPONT
 

C'est pas parce que tu as trois ou
Quatre générations en tout
Bien empilées dans ta valise,
Bien tatouées sous ta chemise,
C'est parce que tu t'appelles Dupont
Qu' t'en as plus dans le pantalon...
Moi, j'en connais des Arturo,
Des Isaac, des hidalgos,
Des petits français de gouttière,
Des gentils gaulois de barrière
Qui te valent, pauvre franchouillot !

C'est bien parce que je m'appelais Tachdjian
Que cet enfoiré d'enseignant
M'a fait re-répéter mon nom
En travers, en large et en long,
J'avais onze ans, c'était la nuit,
J'y repense encore aujourd'hui...
Je le jure sur toutes vos races,
Je vous jure que c'est dégueulasse,
Je souhaite à cet instituteur
Que sa fille perde sa candeur
Avec le nègre d'en face !

Si tu savais comme je serais bien,
En plus d'être un peu arménien,
Si j'étais également arabe
Juif-allemand avec une barbe,
Enfin bref, un de ces métèques
Qui te piquent ta femme et ton steak ...
Dors tranquille, mon pauvre Dupont,
Sur tes deux oreilles, sur ton nom,
Personne ne songe vraiment
A t'arracher les ongles et les dents

A part ton vieil ami Durand !
A part ton vieil ami Durand !
A part ton vieil ami Durand !
 


paroles

Henri TACHAN

musique

Henri TACHAN et Pierre PERRET

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LE DÉBLOC-NOTES ( hommage à Pierre DAC )  (hommages) posté le vendredi 15 février 2008 16:26


LE DÉBLOC-NOTES

( hommage à Pierre DAC) 

à 24 ans 
j’ai vu Pierre DAC sur scène
LE CHOC !...

peu de temps après, j’apprenais son décès 
TRAUMATISME !... 
j’ai commencé à poser quelques jeux de mots sur un petit carnet
c’était, en quelque sorte les prémices de mon vrai début en écriture …
vingt ans après !...

j’ai essayé de "sauver" quelques uns de ces mots déposés 

Si tu es énervé
Et non pas zen Hervé
Enlève tes chaussures
C’est tellement délassant de se délacer
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La ville d’Angers est célèbre pour ses panneaux
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Victor Hugo parlait énormément
Il aimait faire la Causette
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Pendant les heures creuses 
Les marins savent lire entre les lignes
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Quand on s’aime 
On ne connaît pas la valeur de la récolte
 

je suis là
dans le grand silence de cette salle
tous ceux qui m’entourent te connaissent déjà
moi, je te découvre
assis devant le micro
tout vieux
tout bavant
et tu me balances tes mots
je les prends en pleine gueule
tu es à la fin de ton parcours
je commence le mien ...
grâce à toi, Pierre
pour cacher mon trop-plein de timidité et de pudeur
j’ai posé mes détresses ou mes bonheurs derrière le masque de l’humour
 

Pour les curés
L’oraison du plus fort
Est toujours la meilleure
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Les futurs mariés vont bientôt se présenter
En chair et en noce 
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Buffalo Bill aimait lire
En tournant l’Apache 
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Mon père … Ce héros 
Au long bec emmanché d’un long cou
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Les petits pois sont d’Écosse 

je retiens mon souffle
je ne veux rien perdre
je suis une éponge
je m’imprègne 
j’enregistre dans mon inconscience tous tes mots qui me percutent
qui m’envahissent et me domptent 

je ne te connais pas 
mais je vais ensuite te découvrir 
te lire, t’écouter
je vais apprendre à joindre le futile à l’agréable
 

Grand buveur de thé
Chardin était célèbre pour sa théière 
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Peut-on ouvrir une lourde porte sans peine ? 
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L’hymne des éboueurs :
"La victoire en sentant"
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Dans la vie
Il faut trouver les moyens de ne pas rester dans la moyenne
Tout en sachant qu’il y a toujours des hauts et des bas
Et que bien souvent tous les moyens sont bons 
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Conscience sans science 
N’est que ruine de l’âne
 

petit à petit 
je lis tes écrits
des extraits de "l’os à moelle"
les feuilletons  "Signé Furax" 
"Malheur aux Barbus" (parus en livres) 
"Les kangourous n’ont pas d’arêtes"
tes pensées, tes maximes
je suis "fan" de ta folie
les jeux de mots vont se bousculer
je continue à les poser dans mon petit carnet
certains ont sûrement été trouvés et redits des centaines de fois
peu importe, je me les attribue 

je découvre aussi ton engagement pendant la guerre 

Pour les noirs
Dans les champs de coton
Le travail ne l’était pas 
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Il vaut mieux être très à l’aise que treize à table 
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Pie VII était un pape diurétique 
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Pour l’infirmier
Le dimanche est le jour du soigneur
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À Liège 
La circulation est souvent perturbée par des bouchons

 

en 2003
j’achète 3 coffrets de 5 CD
l’intégrale de "Signé Furax"
je te redécouvre 
et je comprends l'empreinte que tu me laisses 
ton influence 
à côté de celle du grand Jacques
de Môrice Benin
d’Yvan Dautin
de Gilbert Laffaille 
d’Henri Tachan
de Boby Lapointe … 

puis je retrouve ce carnet qui sommeillait depuis si longtemps
le "Débloc-Notes"
des petites « poésies-jeux de mots » …

si j’écris depuis quelques années des textes de chansons et des nouvelles
c’est aussi grâce à toi
 

Certains pianistes souhaitent être enterrés
Dans leur Gaveau de famille 
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Beaucoup de croyants sont des veaux
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Un nouveau livre sur la prostitution vient de sortir
Il est à lire d’une traite 
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Quelle heure est-il Catherine ?
Midi six 
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Quand les hérissons dansent
Ils font des pointes

à Pierre DAC 
Bernard Pichardie

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