LE CHEVEU SUR LA LANGUE  posté le mercredi 14 mai 2008 04:45

les éditions SOLMAT présentent

 

  LE CHEVEU SUR LA LANGUE

 

                                                 B : le Baron Renaud de La Musardière

                                                                  Y : le serviteur Yves Ripaille

 

Toc toc toc ( on frappe à la porte )

 

B – Diantre ! ... Mais qui donc vient de frapper à mon huis

Pour me déranger à cette heure trop indécente ?

Je  m’apprête à franchir de mon lit la descente…

 

Yves entre

 

Y – Excusez-moi, Messire.

 

B –                                             Il est bien tard cette nuit.

Que faites-vous ici ? Vous, la bien fine mouche…

Dites-moi donc pourquoi se retroussent vos lèvres,

Apportant vos propos en paroles mièvres,

Dégoulinant ainsi en dehors de la bouche.

 

Y – Hélas je viens de ce pas vous rendre compte

De ce qu’autour de vous certains bavent et racontent.

 

B – Voyons un peu valet et ici prenez place…

Dites-moi tout ce qui fait gonfler la rumeur

Loin du calme pesant de ma belle demeure

Et, surtout, oui surtout… Regardez-moi en face.

 

Y – Parlons bas, je vous prie, si près de votre cour.

J’ai beaucoup réfléchi … Coupons court au discours.

 

B – Oh là ! Yves… Parlez mais sur un autre ton

Pendant que je finis cette boite de thon.

 

Y – Palsembleu Messire, vous m’avez refroidi.

Je n’ose plus ce soir dire ce que l’on dit.

 

B – Je ne voudrais pas vous tirer les vers du nez.

Mais, ne prenez donc pas cet air aussi tragique.

J’ai l’impression à voir vos drôles de mimiques,

Que vous êtes parti pour un saut en apnée.

Je sais que ce cheveu installé sur ma langue

Fait se pâmer tous les vilains des alentours,

S’amassant aux marchés de ces quelques faubourgs,

Devant ces faiseurs de bons mots qui les haranguent.

 

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PUB ! …

Mais où sont donc passées toutes ces saucisses glacées

Elles sont tellement si bonnes à se sucer

Et ne vous laisseront sûrement pas de glace

Car ce sont les saucisses Olida on Ice

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Y – Mais Messir’.

 

B –                            Mais Messir’,  mais Messir’,  mais Messir’

Oh ! Que vous ressemblez à un essaim d’abeilles…

Et puis… Quand j’entends votre voix de doux miel,

J’ai une grande envie d’enfoncer de la cire

 

Il fait semblant de lui mettre de la cire dans la bouche

 

Ah ! … Ce cheveu siffle dedans ma pauvre tête

Et quand ma langue, hors de ma bouche pendouille,

Descendant jusqu’à mes …

                                                   Voici que je bafouille…

Oui, ce cheveu il faut bien que je m’y arrête.

Je le vois comme l’hydre, l’indomptée, la rebelle,

Papillonner autour de mes tendres papilles

Bordées de salive que, souvent, je gaspille

En crachant mon ire, ma colère à la pelle…

Déambulant sur un quai un jour de grand vent,

Faut-il encor qu’autour d’une dent je l’enroule,

Quand s’agite sur moi avec force la houle,

Pour éviter alors un tragique accident.

 

Y – Emporté par la houle … la la la   la la la   la la la la

Euh…

 

B – Mais, ne me regardez pas ainsi bouche bée…

Je peux bien sur, pendant qu’il est encore vert,

Le couper net pour que je fasse un soir d’hiver

Tresser la layette pour mon petit bébé…

Ou, alors, l’attacher à un arbre pour pendre

Tous ceux qui se gaussent à gorge déployée

Et qui crachent dans l’air la morve à envoyer…

Dans mon dos …

                                 Ah ! Ah ! Ah ! les vils scolopendres…

Je suis devant vous, plein de plainte maladive

Que je ressasse et ressasse et ressasse sans cesse

 

comptant sur ses doigts

( Merde ça ne fait pas un alexandrin … tant pis ! )

 

Que je ressasse et ressasse et ressasse sans cesse.

J’en attrape des boutons, partout sur les fesses

Ah ! … Yves, savez-vous que je vous trouve sale Yves

 

Y Allez allez Fernand arrêtons ce duo,

Ce texte est tellement tiré par les cheveux

Que l’auteur ne doit pas en être très heureux…

Bye bye, il est l’heure de quitter le studio.

 

B – À demain et n’oublie pas ce qui nous attend

Car nous avons encor la prochaine émission…

Moi, j’ai presque envie de donner ma démission.

 

Y – Aouh ! … Aouh ! … Tu seras Jane et moi Tarzan

 

                                                                               Bernard PICHARDIE 

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HAÏKAÏ ( ou HAÏKU )  posté le mardi 29 avril 2008 04:46

Blog de chantsongs : CHANTSONGS 2, HAÏKAÏ ( ou HAÏKU )

je lance un petit concours de haïkaï

pour ceux qui veulent essayer, il suffit de les déposer dans un commentaire de cet article ...
il n'y a rien à gagner, c'est juste pour le plaisir de jongler avec les mots

je vous dirai dans quelques semaines ceux que j'ai préférés
( ... et on peut concourir plusieurs fois ! ! ! )
au fur et à mesure, je dépose les haïkaïs reçus dans un nouvel article

http://chantsongs.musique.com/216750/TOUS-LES-HAIKAIS-RECUS

Bernard


le haïku ou haïkaï
est un petit poème d'origine japonaise composé de 17 syllabes réparties sur 3 lignes, selon une structure 5 / 7 / 5

pour en savoir plus

http://haikus.skyrock.com

http://haiku.dumatin.fr/definition-haiku.php

 

je ne suis pas doué pour ce genre de poèmes, mais  j’ai essayé d’en faire quelques uns … à qui le tour ?
Bernard

 

HAÏKAÏ  

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La vie est un champ

De blé de fleurs et d’orties

Cueillis sur le champ

- - - - - - - - - -

Si je perds mes vers

Je capture cette plume

Et je persévère  

- - - - - - - - - -

Je suis un poème

Amoureux d’une ballade

Qui a mal aux pieds

- - - - - - - - - -

Si ton corps est vil

Toi, funambule, ta vie

Ne tient qu’à un fil

- - - - - - - - - -

Quand le temps s’épile

Bien des secondes s’effacent

Et elles s’empilent  

- - - - - - - - - -

Mais pourquoi le nier

L’hélicon est la trompette

Qui a mal tourné

- - - - - - - - - -

Chut!...les feuilles chutent

Et m’écrasent l’occiput

Aie aie aie les brutes ! ...  

- - - - - - - - - -

Bernard Pichardie

 

Quetzal propose un « défit haïku » où il expose les règles de base ...
... dont je me suis éloigné !

http://quetzal.blogspace.fr/1018981/Defit-haiku

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POST SCRIPTUM à lettre(S)  posté le mardi 15 avril 2008 15:17

Blog de chantsongs : CHANTSONGS 2, POST SCRIPTUM à lettre(S)

 

POST SCRIPTUM à lettre(S)

 

message
Il s’agit d’un accusé de réception pour le courrier envoyé à
xxxx.xxxxxxx@xxxxxxx.net  

 

Remarque : cet accusé de réception indique uniquement que le message s’est affiché sur la machine du destinataire. Il n’y a aucune garantie que le contenu ait été lu ou compris.

 

cette « Remarque » figure dans l’accusé de réception de courriels envoyés …

c’est pour cette raison que je me demande bien souvent pourquoi les messages que j’envoie ne provoquent pas de réponse

j’en déduis donc, en supposant que mes correspondants ont un minimum de « savoir vivre », que les contenus de mes propos n’ont pas été lus …

 

je n’ose pas penser un seul instant qu’ils n’ont pas été compris … ce qui semblerait prouver l’analphabétisme de certains

j’en conclus donc, pour éviter toute polémique ( Victor ), que mes courriels n’ont pas été lus

… et c’est là que le bât blesse …

( j’écris bien le bât, qui est la selle d’une bête de somme, d’où l’expression « âne bâté », mais fermons la parenthèse pour revenir à nos moutons )

 

oui, c’est là que le bât blesse

 

alors, voilà …

 

pourquoi perdre son temps à préparer des courriels s’ils ne sont pas lus ; les us et coutumes font que ce dysfonctionnement perdure

il faut reconnaître qu’il était beaucoup moins voyant avant, pour les lettres envoyées, la poubelle physique ne nous renvoyait pas de « Remarque » telle que celle figurant en prologue de mon propos

 

Bernard Pichardie

 

ceci n’est qu’un petit sketch pour clôturer la série des 5 « lettre(S) » …  

qui peuvent être lus dans l’ordre ou le désordre en cliquant sur les différents titres du dessous






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lettre(S) V  posté le vendredi 11 avril 2008 15:06

Blog de chantsongs : CHANTSONGS 2, lettre(S) V

pour lire les 4 premiers de la série  

http://chantsongs.musique.com/192771/lettre-S-I http://chantsongs.musique.com/195827/lettre-S-II
http://chantsongs.musique.com/198326/lettre-S-III 
http://chantsongs.musique.com/202409/lettre-S-IV

 

lettre(S) V

 

LETTRE D’AMOUR

 

Ceci pourrait être le début d’une histoire.

Mais non…

Il n’y a pas d’histoire.

Ou plutôt, il y a de nombreuses histoires qui s’entrecroisent, se décroisent, s’entremêlent en filigrane.

Entre les lignes de mondes parallèles.

 

Pour aboutir à quelques lettres.

Pas toujours très abouties.

Parfois très embouties par des broutilles.

Pour des brouillons bouillonnants.

 

« Je t’offre un peu de rien

Un peu de tout

Un peu de bien

Un peu de nous »

 

Et des personnes qui surviennent.

Font trois petits tours sans détour.

Et puis s’en vont.

Emportées par le carrousel de la survie…

 

« Cette lettre d’amour

Est je l’avoue

Un peu timbrée

J’ai le cœur lourd

Papier glacé »

 

Extraits de la lettre de M.-V. du 18 octobre 1999

 

… les mots sont très forts lorsqu’ils sont employés justement mais ils ne remplaceront jamais un regard, ni la chaleur d’un souffle, ni la douceur de la peau ou encore un parfum ou une caresse dans les cheveux, un sourire, un petit coin de paradis partagé avec l’être aimé. Je cherche souvent ton regard bleu qui me manque…

Mille bisous. Tendre câlin

Ton petit bout de femme

M.

… … … … … …

 

( extrait de « lettre(S) », chapitre 17 )

 

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LA SUITE

 

La suite.

Voici la suite.

Mais non… la suite se fait attendre.

Les mots ne viennent pas, les mots s’ankylosent, se nécrosent, se lyophilisent, s’enlisent, se contractent, se rétractent, s’amenuisent…

Et s’éparpillent…

 

« Petite annonce.

Auteur cherche mots.

Désuets ou tonitruants,

Claquants ou craquants,

Légers ou subtils,

Facétieux ou vibrants,

Vulgaires ou dociles. »

 

Des mots faits d’amour, de mort, de vie, d’envies.

Des mots soufflant la rage, l’orage, la violence, le tendre, le doux, la détresse.

Des bouquets d’éphémères, des morceaux de temps qui se coincent, se décoincent, s’assemblent, se ressemblent, s’évadent, s’accrochent, s’effilochent, se croisent, se décroisent, s’entrecroisent…

Et qui finissent par former un puzzle dont la chair émeut, caresse, griffe, mord, cajole, interpelle…

 

Mais toi.

Toi la lectrice ou toi le lecteur.

As-tu envie de t’en nourrir, de pénétrer ce monde, de casser les blessures, de caresser les tendresses exposées ?

Il te faut sauter de ligne en ligne.

Te laisser apprivoiser, guider…

Ou dominer.

… … … … … …

 

( extrait de « lettre(S) », chapitre 18 )

 

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LETTRE OU LE NÉANT

 

Très cher moins que rien,

 

Neandertal.

Néanmoins.

Nez en l’air.

 

Que restera-t-il après nous ?

Un grand vide.

Un vide-ordures.

Un vide-grenier pour désengranger…

Pour quelques menues monnaies ou pour du blé.

 

Le trou du souffleur pour remplacer le trou du comédien.

Un petit rien au milieu d’un très grand trop-plein ( « terrien, t’es rien du tout » …).

Un trou d’air, l’air de rien, le temps d’un refrain.

Un vide apparent.

Une vie d’ange pour faire place nette sur le Net.

 

Plan de connexion, rien que du sensitif.

Fini l’éloignement, la parole est de proximité.

La parole est donnée à ceux qui se rencontrent sans avoir la même longueur d’onde.

Une onde de choc mais avec un choc frontal ou provenant de n’importe quelle partie du corps.

 

Le toucher n’est pas coulé.

Le toucher revient à la surface pour des tête-à-tête qui ne finissent pas en queue de poisson.

 

( extrait de « lettre(S) », chapitre 19 )

 

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le recueil « lettre(S) » est constitué de 23 chapitres de « collages » de textes en prose et en vers qui seront illustrés, pour chaque chapitre, par des photos de boites aux lettres

( s’il voit le jour … un jour !... il faut que je trouve un photographe puis un éditeur )

Bernard Pichardie

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lettre(S) IV  posté le mercredi 02 avril 2008 20:11

Blog de chantsongs : CHANTSONGS 2, lettre(S) IV

pour lire les 3 premiers de la série
http://chantsongs.musique.com/192771/lettre-S-I
http://chantsongs.musique.com/195827/lettre-S-II
http://chantsongs.musique.com/198326/lettre-S-III

lettre(S) IV  

LETTRE DE RUPTURE

 

« Je me souviens d’un soir

D’un quelconque printemps

De cet air dérisoire

Qui volait tendrement

 

Au dessus de mon île

Une musique éphémère

Quelques notes futiles

Dans un coin de lumière »

 

Mais l’oubli

Mais l’oubli

A cassé mon repos

 

Mon ancien amour,

Je t’envoie ce pli

Car je plie…

Mais ne romps point ( virgule ),

Et pourtant…

Je veux rompre

Car je suis rompu.

 

« Quelques mots écoulés

Un jour de lassitude

Qui s’étaient échoués

Sur des cordes si rudes